Profilo di AnnieLa forêt enchantée de An...FotoBlogElenchiAltro ![]() | Guida |
22 novembre Noz vat !!!Pendant que j'écris ce petit mot
Il pleut à verse.
La nuit est noire et le vent
souffle fort.
il me chante une berceuse
et bientôt je vais aller
me coucher.
je vous souhaite une douce et bonne nuit
à toutes et à tous !
Bisous tendresse !
21 novembre Anne et Godefroy... la suite...Chapitre 7 De Annie et Godefroy Tout feu tout flamme. La suite Au milieu de la nuit, Anne est réveillée par un grondement, un ronflement serait plus juste. Elle voit d’étranges lueurs entre les fentes des volets. Elle s’assoit bien réveillée maintenant, elle va pour allumer la lumière, pas de courant, cherche à tâtons dans le tiroir de la table de chevet une lampe électrique et trouve un briquet, fait de la lumière, voit trois heures du matin marqué sur le réveil, regarde de nouveau les lueur et comprend. Elle secoue son ami. -Godefroy ! Godefroy ! Réveille-toi ! Godefroy ! Le feu ! Il y a le feu, vite réveille-toi ! Le garçon se réveille et comprend vite la situation. Anne s’est habillée promptement, Godefroy fait de même. Ils essaient par tous les moyens qu’ils ont de calfeutrer toutes les issues de la maison. -Tant que tout est fermé, nous n’avons rien à craindre, dit-il pour la rassurer. -Godefroy, dit Anne en hochant la tête. Ce n’est pas un feu ordinaire. Ce sont eux qui sont responsables de cet incendie, je le sens. J’ai peur. Ça ne finira donc jamais ? -Si ce sont eux, dit le garçon en la prenant dans ses bras. Je suis sûr que ta chère copine est dans le coup. C’est vrai ! Tu ne trouves pas ça drôle que le soir où nous arrivons, Madame part ! Ils n’ont pas encore gagné pour autant. Qu’ils se le disent, ils ont perdu d’avance ! Calmons-nous, allons dans l’autre pièce. Ils sont à peine arrivés dans la salle de séjour, qu’une grande langue de feu sort de la cheminée. De surprise ils se retrouvent assis dans le canapé. La langue de feu comme un serpent sorti des rougeoyantes fournaises d’un être au pouvoir destructeur, cherche à les atteindre. Anne prend la main de Godefroy et l’entraîne vers la porte de la maison ; il a retrouvé son sang froid. -Viens ! Allons-nous en ! Si nous restons ici, ils vont nous avoir ! Le garçon ne réplique rien et suit sa compagne. En ouvrant la porte d’entrée, ils se trouvent devant un gigantesque incendie, la chaleur de la garrigue et des sous bois en feu est suffocante. Pour les jeunes gens se sont des instants terribles, ce qui leur le plus de peine est d’entendre les arbres siffler, craquer et exploser. Anne serre très fort la main de Godefroy. Ils avancent vers la fournaise et sont entourés de flammes. La jeune fille se concentre tout en continuant d’avancer sur le chemin. Elle a projeté une barrière invisible autour d’eux, une barrière de protection. Ils continuent de marcher dans le chemin, protégés des flammes par un tunnel invisible qui les sépare de l’incendie. Ce qui étonne le plus Godefroy, est la sensation qu’il éprouve. Autour de lui tout brûle et dans ce tunnel un vent frais lui caresse le visage et à l’impression d’avancer dans de la ouate. Ils arrivent enfin au bord de la nationale et se retrouvent nez à nez avec les pompiers, la police, les journalistes, sans oublier les caméras de télévision. Anne demande au garçon. -On fait quoi maintenant ? -On continue de marcher un peu et on file chez toi, ok ? -Y arriveras-tu ? Ce n’est pas la porte à côté ! Godefroy fait oui de la tête, il tient bien la main de Anne. L’instant d’après ils étaient dans l’appartement de la jeune fille. Celle-ci pour un soupir de soulagement et s’exclame : -OUF ! On a eu chaud ! -Ça, tu peux le dire ! Ah ! Ah ! Ah ! La tête des pompiers quand ils nous ont vus apparaître ! Et les journalistes, j’aurais bien aimé voir leur réaction quand on a disparu à leurs yeux ! Qu’est-ce que tu fais ? -Toutes ces émotions m’ont donné faim, dit Anne en se déshabillant. Je prends une douche et je file au boulanger acheter des croissants. -Ça, alors ! dit Godefroy en regardant sa montre. Il est six heures ! Avec les croissants elle a acheté le premier journal du matin. Elle le brandit au nez du garçon. -Nous sommes en première page ! On ne nous reconnaît pas, mais c’est bien nous ! Godefroy prend le journal et lit l’article à haute voix. Une photo les montre, elle est floue, on y distingue deux formes humaines entourées d’un brouillard ; entre l’objectif et le brouillard, de la fumée et des flammes. -Un mystère dans la chaîne des Maures. Deux personnes apparaissent au milieu des flammes et brusquement se volatilisent devant les caméras et les objectifs des journalistes. Policiers et pompier restent dans l’expectative. Une enquête est ouverte. Qui sont ces personnages ? Des extra-terrestres ? Des revenants ? Pour l’instant le mystère reste complet ! Le jeune homme éclate de rire. On nous prend pour des extra-terrestres, ça alors ! C’est la meilleur ! J’Y PENSE ! La voiture, il faut la faire disparaître. IL ferme les yeux et ce concentre. Que ma voiture se volatilise, qu’elle disparaisse du lieu où elle se trouve ! Voilà, un problème résolu ! Il reste silencieux et reprend. Anne, tu crois que ça a marché ? -Te souviens-tu du rocher que tu as fait disparaître ? Dis-toi que pour ta voiture, tu as fait la même chose. Tu as bien réussi à nous faire venir ici ? OUI ? Alors, tu n’as pas à t’inquiéter pour ta voiture ! -Bon ! dit Godefroy rassurer. Je vais préparer le café. J’ai eu le temps de prendre une douche pendant que tu allais chercher les croissants. T’as vu ? J’ai même mis ta robe de chambre. Je suis beau là dedans ? Anne ne lui répond pas mais secoue la tête en souriant. Le garçon vexé va faire le café. Elle prend le journal et continue à le lire. Une petite annonce attire son attention et la fait sursauter. Elle appelle Godefroy. Celui-ci revient de la cuisine le plateau du petit déjeuner dans la s mains. Il pose le tout sur la petite table basse et s’approche d’elle regarde l’annonce et lit à haute voix. -Bravo ! Vous avez encore gagné ! Ce sera plus difficile la prochaine fois ! Signer… Les Masques ! Tu es sûre que ce sont eux ? Ça veut dire quoi, les masques ? Peut-être que c’est un code pour d’autres personnes que nous. Tu ne crois pas ? -La coïncidence est trop grande, dit Anne en hochant la tête. Je sais que ce sont eux. Je sais aussi que ce n’est qu’une trêve qui nous est accordée. Tous deux restent silencieux un moment. Ils essaient d’imaginer comment leurs ennemis les attaqueront la prochaine fois, mais là, c’est une autre histoire, nous n’entrerons pas dans les détails. Godefroy ferme le journal, le jette sur le pouf et dit : -Pour l’instant, le café est servi et il est entrain de refroidir et les croissants sont entrain de rassir, alors, à l’abordage ! Après s'être restaurée, Anne ferme la porte au verrou et les rideaux de la fenêtre. Godefroy retire la robe de chambre et se glisse dans les draps. Anne se dévêt à son tour et s'allonge près du garçon. Le silence s'installe dans la pièce. Dans la pénombre les mains se cherchent, partent en voyage. C'est le début du grand voyage sur la route du tendre. Les mains caresses, les cœurs palpitent. De douces elles deviennent un jeu, qui de jeu, elles deviennent luttes. Chacun écoute les réactions de l'autre, mouvements de brusques de détentes, les corps se nouent, enfin, voici l'aboutissement de ce voyage sur les rives suprêmes de l'amour ! Anne se réveille la première. Elle entend des miaulements plaintifs venant de la fenêtre. La jeune fille se lève, enfile sa robe de chambre, ouvre les rideaux, ouvre la fenêtre. Sur le rebord de celle-ci se trouve un chaton. Chose extraordinaire, il est tout noir avec une tache blanche à la base du cou. Elle prend le petit chat dans ses mains en se demandant comment il est arrivé là. Ne trouvant pas de réponse, elle referme la fenêtre, le chaton dans les bras qui se met à ronronner. Elle réveille Godefroy, met le chaton sur le lit. -Qu’est c’qu’il y a encore ? demande-t-il d’une voix endormie. -Regarde ! dit-elle en prenant le chat et le déposant sur le garçon. Thépaud a tenu sa promesse. Regarde comme il est petit, il est mignon ! Anne caresse le chaton du bout des doigts. Godefroy le prend dans ses mains, le petit animal y tient largement. Anne pousse un soupire, se lève brusquement du lit et s’écrie : -Et si Thépaud n’était pas… s’il… Il est vivant ! Godefroy, je suis sûre qu’il est vivant ! Souviens-toi, il a dit…nous sommes ici dans l’Autre Monde, pas sur terre ! Il est vrai que cela ressemble à la Terre. Il se peut que ce que vous voyez ici ne soit qu’une apparence ! Cela expliquerait… Oh ! Godefroy, serait-ce possible de le revoir un jour ! -Anne ! C’est peut-être possible, l’avenir nous le dira. Pour l’instant, il y a quelque chose à faire… Il lève le chaton au dessus de sa tête et dit. Bonjour petit chat noir avec une tache blanche, nous te baptisons… Thépaud !, c’est bien cela, Thépaud ! FIN. Anny M 20 novembre Il y a de la pluie dans l'air !!!Un poète que j'aime bien Théophile Gautier et un poème qui accompagne la journée et la soirée d'aujourd'hui ! Pluie Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas. - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ? Un beau cheval arabe, à la crinière brune, Qui court et fait voler les sables de la dune. Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs, Et par la déchirure il sort des éclairs blancs. Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette D'une minute à l'autre en grinçant pirouette, Le martinet, sentant l'orage, près du sol Afin de l'éviter rabat son léger vol ; - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ; Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés, Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés, Volubilis chargés de cloches et de vrilles, Roses de tous pays et de toutes famines, Douces filles de Juin, frais et riant trésor ! La mouche que l'orage arrête en son essor, Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient Dans cet autre océan dont les vagues tournoient. - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ? Les uns prennent un livre en main afin que l'heure Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ; Les autres gravement font de la politique, Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ; Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux, De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ; Ceux-là du coin de l'œil se mirent dans la glace, Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace, Ou, du binocle armés, regardent un tableau. - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau. Théophile Gautier
Anne et Godefroy... la sute....Chapitre 6 De Annie et Godefroy Tout feu tout flamme. L’ami du garçon est garde forestier. Ils ont fait connaissance pendant des vacances passées en Bretagne avec ses parents. La voiture stoppe devant la maison. Un homme assez trapu fume la pipe sur le pas de la porte. Il descend les quelques marches du perron et va au devant des arrivants. -Bien le bonjour, jeune homme, dit-il en reconnaissant Godefroy. Quel bon vent t’amène dans ce coin perdu ? Le garçon sort de la voiture en souriant, serre la main de son ami. Anne sort à son tour de la voiture et rejoint Godefroy. -Bonjour Jean-Pierre, dit Godefroy. Je te présente Anne, ma fiancée. Anne serre la main de Jean-Pierre. Celui-ci repose la question en percevant que quelque chose tracassait la jeune fille. -Quel bon ou mauvais vent t’amène, mon garçon ? -Nous venons voir si tu peux nous héberger quelques jours, nous avons des ennuis. Je te les expliquerais. -Bien sûr, bien sûr ! Entrez, tous les deux, nous parlerons de tous ça à l’intérieur. Je vois que ta petite fiancée est épuisée, un bon petit déjeuner la remettra en état. Tous deux suivent Jean-Pierre à l’intérieur de sa maison. Godefroy après le déjeuner, pendant que Anne se reposait, lui explique les problèmes qu’ils ont eus en omettant de raconter la rencontre avec Lug. La journée passe calmement. Le soir venu, la jeune fille regarde la forêt par la fenêtre de leur chambre. La tristesse au cœur, elle pense toujours à Thépaud, elle pleure depuis le matin. -Allons viens te coucher, dit Godefroy d’une voix douce. Thépaud ne serait pas content de voit l'état dans lequel tu te mets. Allez ! Viens ! Anne suit docilement Godefroy, se déshabille et se glisse dans les draps. Godefroy fait de même et la prend dans ses bras, c’est ainsi qu’elle s’endort. Quelques heures plus tard, ils sont réveillés par des coups violents frappés à la porte de leur chambre. Godefroy saute du lit, se vêt rapidement tout en criant qu’il arrive. Il ouvre la porte. Jean-Pierre est devant lui. -Vous ne pouvez pas rester ici. J’ai reçu un coup de fil, les gendarmes vont venir. Ne fais pas cette tête là. Je vous ai préparé un bon petit déjeuner, ensuite vous partirez. Je te montrerai la route à prendre pour ne pas tomber sur eux ! Au moment du départ, Jean-Pierre donne un panier rempli de provisions pour la route et une carte routière. Il embrasse Anne et serre la main à Godefroy. -Sur la carte j’ai tracé les routes à prendre en rouge, dit encore Jean-Pierre. Bonne chance ! Anne ne pleurez plus, la vie c’est comme ça ! Ce n’est pas rose, mais on y peut rien. Souvenez-vous des bons moments passés ensembles avec votre ami décédé ! Les voici repartis, vers quelle destination, pour l’instant ils ne le savent pas eux même. Anne dépose le panier à provision sur le siège arrière, elle a un pincement au cœur en voyant la place préférée de Thépaud. Elle sursaute quand Godefroy lui demande : -On va où, maintenant, la balle est dans ton camp. As-tu une idée ? -Tu as une façon de voir les choses, toi ! Elle s’installe sur le siège avant à côté du garçon. Il démarre. Anne est toute à ses pensées, et tout à coup elle déclare : -Si nous allions dans le midi ? J’ai une amie dans les Maures. Je suis sûre qu’elle sera contente de nous accueillir. A la prochaine cabine téléphonique, tu t’arrêtes et je vais l’avertir que nous arrivons. -NON ! Ne fais pas ça ! Ils nous retrouveraient ! -Qui ? Les gendarmes ? -Non ! Pas les gendarmes. Je ne crois pas à cette histoire. Je pense plutôt à ceux du lac. Même Thépaud nous dirait de nous méfier. Il nous mettrait en garde. J’en suis sûr ! Moi, je te dis que ce sont ceux du lac ! -Arrête de parler de lui ! dit Anne en poussant un soupir. Le trajet de la Bretagne en Provence se fait sans encombre. Ils arrivent en Avignon tard dans la soirée. Anne propose : -Arrêtons-nous dans cette ville. Je connais un petit hôtel rue de la République. Nous y passerons la nuit. Demain, nous serons chez Catherine. Godefroy ne refuse pas cette proposition. Il est fatigué. Les voici devant la porte de leur chambre. Le garçon s’efface devant Anne en faisant une mimique. -Après vous ma chère ! La jeune fille entre dans la chambre et s’assoit sur le premier fauteuil venu, tous cela éclairé par la lumière du couloir. Godefroy entre à son tour, referme la porte, va à la fenêtre, tire les rideaux, allume la lumière et fait le tour de la pièce. Anne lui fait remarquer la logique de ses mouvements. -Tu ne fais rien à l’envers, Monsieur le guerrier ! -Le premier sous la douche, dit le garçon après avoir haussé les épaules à la réplique de Anne. Elle ne le fait pas dire deux fois. Elle se dévêt et entre la première à entrer sous la douche, elle crie à Godefroy : -C’est super ! Il y a de l’eau chaude ! Elle n’entend pas le jeune homme venir la rejoindre sous la douche. Elle sursaute en s’apercevant de sa présence et se met à rire. Lorsque Catherine les voit arrivé, elle pousse un cri en reconnaissant Anne au volant. La jeune fille stoppe la voiture à deux pas d’elle, descend suivie de Godefroy. -ANNE ! Enfin tu te décides à venir me voir. C'est pas trop tôt ! Viens ici que je t’embrasse ! Qui est ce jeune homme ? Ton fiancé ? Anne fait oui de la tête. Catherine se précipite vers Godefroy, l’examine de pied en cap, se retourne et revient vers Anne. -Tu as bon goût ! Puis a Godefroy. -Jeune homme embrassez-moi. Quel est votre prénom ? -Godefroy, tout simplement Godefroy. -Il a un prénom qui sent bon l’aventure. Allez ! Venez ! Je vais vous faire goûter de mon cru ! Vous allez m’en dire des nouvelles ! Ils suivent Catherine dans la maison. C’est un grand mas provençal qui devait servir à l’élevage des vers à soie. Godefroy glisse à l’oreille de Anne : -Un peu envahissante, ta copine ! La fraîcheur qui les accueille à l’intérieur de la maison leur fait du bien. Catherine a déjà mis sur la table des verres et une cruche de vin. Elle continue de parler. -Mes agneaux, ce soir vous dormirez seuls. J’ai un concours littéraire qui m’attend. Je reste en ville toute la nuit. Vous visiterez la maison sans chaperon, vous êtes assez grands, je pense ! Faites comme chez vous. Dans la cuisine, il y a un frigo, il est plein ! Elle regarde l’heure à sa montre. SEPT HEURES ! Il me faut partir. Ah ! Si vous étiez arrivés plus tôt ! Mais, je connais trop ça ! Quand on est amoureux le temps n’existe plus ! Allez, les enfants, je vous quitte et soyez sages, hein ! Elle est partie. Le silence fait contraste avec le bouillonnement de paroles lancé par Catherine. Godefroy assis dans un canapé s’exclame : -Je ne sais pas où tu l’as trouvée, elle est sympa mais un peu trop bavarde à mon goût ! Hum ! Que ce silence est bon ! -As-tu faim, demande Anne sans rien répliquer sur ce qu’il vient de dire. -Non, répond le garçon. J’aimerai mieux me coucher ! -Tu as raison, dit Anne en prenant une poire dans le fruitier. La route a été éreintante. Je vais faire comme toi. Allez ! Au lit ! La chambre doit être de ce côté. Anny M (à suivre) Noz vat !!!
19 novembre Anne et Godefroy, la suite...Chapitre 5 de Anne et Godefroy La où le rêve devient réalité ! (L’autre monde) Léo mène ses deux amis, près de la voiture de Godefroy. Elle est là où le garçon s’est arrêté. Anne en distinguant le véhicule dans la pénombre dit à son compagnon : -Une chance de ne pas te l’avoir fait voler dans cet endroit désert. Comment vas-tu t’y prendre pour la faire démarrer ? As-tu les clefs ? Le garçon reste silencieux, descend de la voiture de Léo et se dirige vers la sienne, ouvre la portière, regarde à l’intérieur, prend les clefs accrochées au tableau de bord, ressort et les brandit au dessus de sa tête. Ses deux amis arrivés près de lui n’en reviennent pas. L’heure n’est pas de s’étonner d’avantage sur ces faits curieux. Les trois amis s’étreignent chaleureusement. Léo part de son côté, Anne et Godefroy du leur. Le garçon est au volant. Anne à côté de lui et Thépaud sur le siège arrière. Après avoir roulé quelques kilomètres en silence, la jeune fille le rompt en demandant au garçon d’un air soupçonneux et rieur tout à la fois. -Le coup de la voiture et des clefs, c’est toi qui as mijoté tout cela ? -C’est à moi que tu causes ? demande Godefroy. -Bien sûr que c’est à toi que je parle ! Comment as-tu fait ? Parce qu’il est sûr que ta voiture n’est pas restée là. Elle a été emmenée à la fourrière. Je ne comprends pas, explique ! -Tu vois… Si j’étais toi, je ne dirais rien ! Mais, moi, je suis sympa ! Alors, je vais te le dire… Ce que m’a dit la femme du lac, cette Viviane… Je t’avoue que je la trouve cinglée, mais enfin, nul n’est parfait ! Bon… Ce qu’elle nous a dit, de toi, de moi, et bien, ça m’a tourné dans la tête. Je me suis dit que si tu pouvais faire des chose bizarres, pourquoi pas moi ? La chose la plus importante pour nous était d’avoir une voiture et de partir de Paris. Mais, voilà, je n’étais pas sûr de retrouver la voiture où je l’avais laissée. Tu vas rire. J’ai pensé très fort, très fort que ma voiture était là ! Ça a réussi, j’ai l’impression, si non, c’est de la chance ! -Si c’est toi pour la voiture. Pourquoi as-tu choisi cet endroit ? C’était très risqué et très dangereux pour nous. -NON ! C’était sans danger ! Comment veux-tu qu’ils se doutent que nous soyons revenus sur les lieux du drame ? Je suis sûr qu’ils n’y ont jamais pensé. Anne se met à rire de bon cœur aux propos du garçon. Le jeune homme éclate du rire lui aussi et redevient sérieux. Il reprend : -Il y a une seule chose qui me tracasse. Te souviens-tu du tableau ? La jeune femme du portrait, elle te ressemblait traits pour traits… Si je comprends bien… Cette fille est l’ennemi de la cinglée. C’est là, que je ne pige plus. Si tu détestais quelqu’un, tu mettrais sa photo sur un de tes murs ? Tu vois… C’est là que je me dis qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez elle. Le plus beau, c’est qu’il y a des types qui la suivent, ce n’est pas croyable ! Elle ne répond pas aux questions, n’ayant pas de réponse a lui donné. Trois heures plus tard, les voici arrivés près de Rennes. Il donne le volant à Anne, il est mort de fatigue et s'assoupit aussitôt que la voiture redémarre. Anne continue de rouler pendant une trentaine de kilomètre puis, elle s'arrête sur le bord de la route de façon à ne pas gêner les autres conducteurs. La forêt les entoure, ils sont arrivés à Brocéliande. Elle s'installe du mieux qu'elle peut sur son siège et s'endort elle aussi. Son sommeil ne dure pas longtemps. Elle s'éveille avec le soleil. Elle sort de la voiture pour s'étirer. L'air frais du matin la réveille complètement. Elle fait quelques pas, voit une borne kilométrique, se baisse près de celle-ci et lit : « Paimpont 3km ». Elle se relève et marche le long de la route. Un chemin forestier est sur sa droite, elle s’y engage après avoir jeté un regard sur la voiture où ses amis dorment. Plus elle avance dans le chemin, plus elle a la sensation de connaître l’endroit. Elle est enchantée par le chant des oiseaux et l’odeur se dégageant du sous-bois. Elle s’arrête, la brume est brusquement tombée en l’entourant de sa nuée ouatée. Elle se souvient alors de son rêve. Un peu désorientée elle marche avec difficulté pour retrouver la route qu’elle venait de quitter, pense-t-elle. Les faits sont semblables à son rêve, à la différence qu’elle ne rêve pas. La brume s’estompe aussi vite qu’elle était venue. Anne soulagée retrouve le sentier. Elle le suit. A son grand étonnement il la conduit vers une petite clairière. Dans le milieu de celle-ci une chaumière. De la fumée sort en un mince filet de la cheminée. Elle se dirige vers la maisonnette. Arrivée devant la porte, elle s’apprête à frapper, c’est alors qu’un « MIAOU ! » la fait sursauter. Elle regarde à ses pieds et voit Thépaud qui la regarde. -Sois la bienvenue à la porte du royaume. Bienvenue chez toi, Anne ! Ne t’inquiète pas pour Godefroy, il arrive, retourne-toi ! -Anne ! Anne ! dit Godefroy en arrivant près d’elle tout essoufflé. Prévient quant tu pars ! On est où ici ? Elle n’a pas le temps de lui répondre. La porte de la chaumière s’ouvre. Une vieille femme apparaît devant eux et leur sourit. -Entrez, mes enfants, entrez ! N’ayez aucune crainte, votre venue m’a été annoncée. Ils entrent suivis par Thépaud. L’intérieur de la maison est sombre. Ce n’est qu’au bout de quelques secondes que leurs yeux s’habituent à la pénombre. Elle n’est pas grande cette chaumière. Une petite fenêtre fait entrer la lumière. En face de celle-ci, une cheminée où le feu lance ses flammes autour d’un chaudron. Au centre de la pièce unique, une table sur laquelle se trouve un bouquet d’herbe, le meuble est entouré de deux bancs de bois. Les deux jeunes gens s’installent à la table. En silence l’hôtesse sort des bols et les dispose devant eux. Dans l’eau qui bouillait dans le chaudron elle y jette l’herbe. - De la sauge, dit Anne. La vieille femme ne dit toujours rien, cela commence à intriguer Godefroy. Il va pour se lever, mais voici que l’hôtesse leur sert la tisane infusée. Le garçon fait la grimace, Anne se penche vers lui et dit : -Tu peux en boire, c’est très bon ! Les anciens l’appelaient l’herbe de la sagesse. La vielle femme s’assoit en face d’eux pendant que Thépaud ayant fini de faire le tour de la pièce, s’installe auprès d’elle. Elle regarde les deux jeune gens avec un air très grave et se met à parler. -Mes enfants vous êtes ici… à l’une des portes de l’Autre Monde. Dans des temps reculés, des êtres venus d’ailleurs ressemblants aux humains, abordèrent la Terre. Les terriens d’alors les appelèrent dieux, déesses ou comme ici, fées, enchanteurs, elfes, magiciens, (femmes comme hommes sans oublier certains animaux). Tout ce qu’ils firent sur Terre était bien. Mais hélas, il y avait aussi d’autres êtres venus d’un autre monde parallèle qui eux avaient l’esprit mauvais. Des êtres pour qui le mal engendré du pouvoir était leur seul but. Ce fut de grandes guerres en ces temps là. Les humains s’en souviennent, lisez les anciens écrits. Il en fut ainsi pendant des ères et des ères. Puis, à une certaine époque, ceux que l’on appelait fées, enchanteurs, elfes, etc.… repartirent, trouvant assez forts les humains pour se défendre eux-mêmes, sans pour cela les abandonner complètement. Pendant quelques siècles tout fut tranquille sur Terre. Mais, petit à petit ceux du mal se relevèrent, s’infiltrèrent chez les peuples, beaucoup d’humains se joignirent à eux, car l'humain est libre de choisir la voie qu’il veut. Ce fut de nouveau des guerres, plus horribles les unes que les autres. La soif du pouvoir était entrée dans les cœurs. Tout n’était pas perdu toute fois. Il y avait les humains qui étaient restés, avec dans leur tête et dans leur cœur le bonheur et la paix des temps anciens, pour eux, ceux qu’ils appelaient des dieux, leur envoyaient des messages, des signes. Hélas les guerres continuèrent d’âges en âges, de siècles en siècles, d’années en années. Maintenant nous sommes arrivés à une ère de grands changements. C’est pour cette raison que vous êtes ici aujourd’hui. La vieille femme s’est tue. Après quelques secondes de silence et de réflexion de part et d’autre, Thépaud émet un miaulement. La vieille femme se lève, va à la cheminée et met des cendres sur le feu. Godefroy lui aussi se lève, il a l’impression d’émerger d’un rêve. Il sort dehors. Anne reste assise, Thépaud s’approche d’elle. -Il est grand temps pour toi de formuler les mots qui me rendront forme humaine. -Mais, Thépaud, dit Anne. Je ne les sais pas ! -Ne t’énerve pas ! Ils viendrons tous seuls, de ton cœur, regarde dans ton cœur. Anne ferme se lève, ferme les yeux et se concentre. Godefroy entre dans la pièce au moment où sa compagne commence à formuler les mots. -QUE CELUI QUI ÉTAIT APPARAISSE ! Anne a à peine finie sa phrase qu’une grande lumière irradie Thépaud. Godefroy est obligé de fermer les yeux pour ne pas être ébloui. Lorsqu’il les ouvre, un beau jeune homme vêtu de noir est auprès de Anne. Le garçon surpris s’approche. -ANNE ! Qu’est c’que t’as encore fait ? Qui est ce mec ? -Godefroy, c’est Thépaud ! J’ai réussi ! -Et oui, Godefroy, je suis Thépaud, Thépaud le chat. Anne vient de me délivrer d’un enchantement qui pesait sur moi depuis bien des siècles. Je ne suis pas un chat, mais un homme ! Mais le temps n’est pas encore aux explications, nous sommes attendus ! Godefroy reste pantois, il ne sait que dire, son regard va de Anne à Thépaud avec étonnement. Celui-ci fait un signe à l’hôtesse. Elle est toujours près de la cheminée. Elle appuie sur un côté de l’âtre, celui-ci se met à pivoter, laissant apparaître un grand rectangle noir. Thépaud prend une torche que la vieille femme vient d’allumer. Il fait comprendre aux deux jeunes gens qu’ils doivent le suivre. Ils s’approchent de la cheminée et distinguent les marches d’un escalier qui s’enfonce dans les ténèbres. Descendu de quelques marches, Thépaud se retourne et dit à l’hôtesse : -Tu sais ce qu’il te reste à faire lorsqu’ils seront de retour ! La vieille femme lui fait oui de la tête. Thépaud, Anne et Godefroy descendent l’escalier éclairé par la lumière mouvante de la torche. La descente semble durée des heures, Godefroy a compté qu’ils avaient passé neuf paliers. Arrivés là, Thépaud s’arrête. L’escalier est obstrué par un énorme bloc de pierre ; Il le fait pivoter en chantant quelques mots dans une langue étrange tout en modulant sa voix. La lumière du jour entre alors les obligeant à plisser les yeux. S’étant habitués à la luminosité ils voient devant eux une immense prairie parsemée de fleur multicolores Ils avancent dans cette vaste étendue chatoyante de couleurs. Ils respirent un air léger. Un soleil radieux les salue. Ce n’est qu’après une bonne heure de marche qu’ils arrivent au pied d’une colline. Ils grimpent cette pente douce. Les voici arrivés au sommet. L’endroit est magnifique. De grandes pierres levées se dressent là, comme pour saluer le soleil le jour et la lune la nuit. Ils marchent encore quelques instants. Devant eux, un grand cercle de pierres. Anne et Godefroy s’arrêtent. Un homme et une femme viennent d’apparaître devant eux. Ils sont vêtus, lui d’une tenue de guerrier flamboyant de lumière, elle d’une longue tunique fait dans un tissu moiré au reflet vert. Thépaud s’avancent vers ses personnages et met genou à terre pour les saluer. -Voici Anne et Godefroy, comme vous l’aviez ordonné ! -Je me nomme Lug, dit l’homme en s’avançant, suivit de la femme. Il est dit que je suis un dieu polytechnicien, il est vrai aussi que je peux faire ce que l’on appel enchantement. Mais aujourd’hui il n’est plus de on ressort de faire quoique ce soit sur Terre. Mon âge est révolu ! C’est l’âge des hommes maintenant ! Cependant, moi et d’autres, nous supervisons. Car, si la Terre se meurt, le cosmos sera mourant ! Les ennemis d’hier sont revenus. Nous devons les combattre… C’est le pourquoi de votre présence ici. Vous avez été choisi ! Vous serez nos successeurs ! Nous vous donnerons les facultés qu’il vous manque. Je remercie Thépaud de vous avoir guidé vers nous. Voici à mes côtés Tailtiu qui fut ma mère nourricière et qui est mon aimée… JEUNES GENS… QUE CE QUI DIT S’ ACCOMPLISSE ! Ayant dit cela, Lug dispose Godefroy à l'est, Anne au Sud, pendant que Tailtiu se place au Nord et lui à l’Ouest. Tous se tiennent la main. -ANNE ! JE TE LÈGUE MES POUVOIRS ! FAIS EN BON USAGE ! dit Tailtiu. -GODEFROY ! JE TE LÈGUE MES POUVOIRS ! FAIS EN BON USAGE ! dit Lug et d’une voix plus forte encore. JE RÉITÈRE CE QUI A ÉTÉ FORMULÉ, QUE LE TEMPS DES DIEUX S’ESTOMPE ! QUE LE TEMPS DES DIEUX ET DES HOMMES COMMENCE ! A peine a-t-il fini sa phrase que le ciel s’assombrit, le vent souffle en bourrasque, tout paraît tourbillonner autour d’eux, pierres, terre, ciel, ils sont transportés dans l’espace. Cela dure une éternité. Tout redevient calme. Ils se lâchent les mains. Lug s’adresse à Thépaud resté en retrait. -Guide les vers leur Terre. Ils reviendront ici que les temps accomplis. Suite à se commandement, Lug et Tailtiu embrassent les deux jeune gens sans dire un mot, avec respect et affection. Puis ils disparaissent comme ils étaient apparus. Godefroy un peu dépassé par les évènements pose cette question à Thépaud. -Pourquoi nous guider vers la Terre ? On est sur Terre ici ! -OUI, nous sommes sur Terre, mais une Terre parallèle à celle d’où nous venons. Il est vrai que ce monde ressemble à la terre que vous connaissez. Il se peut aussi que ce que vous voyez ici ne soit qu’une apparence, qui sait !?!. Allons, reprenons le chemin, dit Thépaud. -Y a-t-il quelque chose de changer en moi ? demande Godefroy arrivé dans la prairie. Je me sens en pleine forme sans plus. Peux-tu m’expliquer ce que j’ai de mieux. -Te souviens-tu de ta voiture ? répond Thépaud. Maintenant, tu regardes ce rocher, et tu le fais disparaître ! Le jeune homme hausse les épaules, regarde le rocher, ferme les yeux, prend une grande inspiration et prononce sur un ton ferme : -Disparaît, je le veux ! Lorsqu’il ouvre les yeux, il constate que le rocher a disparu. En fronçant les sourcils il regarde Thépaud. Celui-ci avec un signe de négation explique. -Non ! Ce n’est pas moi, je ne suis qu’un pauvre accompagnateur ! Allons, venez, le temps presse ! Arrivés devant l’entrée de l’escalier, la grande dalle se dresse suspendue dans les airs. Thépaud fait pivoter la dalle et dit en faisant une accolade à Godefroy : -Il se peut que vous ne me revoyiez plus jamais, il faut se quitter maintenant ! A peine avait-il dit ces mots, qu'une grande langue de feu, surgit de nul part s’abat sur eux. Thépaud est touché. Godefroy a tout juste le temps de pousser Anne vers l’escalier. Thépaud gît à terre, la jeune fille se précipite et s’agenouille près de lui. Godefroy fait de même. Thépaud gravement brûler à la force de leur dire : -Soyez… heureux ! Je… suis… contant… de… partir en… vous trouvant unis ! Anne, tu auras bientôt un autre… un autre petit chat… c’est… promis ! Avant… avant la tranquillité… de très… dures… épreuves… vous… attendent. Anne… souviens-toi… toi aussi Godefroy… les clefs sont… au fond de… vous ! Thépaud a encore la force de prendre les mains des deux jeunes gens et de les joindre en les posant sur son cœur, regarde une dernière fois ses amis, leur sourit et ferme les yeux pour son dernier sommeil. Anne éclate en sanglot, Godefroy prononce ces mots avec tristesse : - On ne se connaissant pas trop, mais je crois bien qu’on serait devenu de très bons potes. Une autre langue de feu s’abat sur eux les obligeant à fuir. Ils se lèvent rapidement, montent les escaliers en courant. Anne s’arrête essoufflée. Godefroy dit d’un ton rassurant. -Je vais essayer un nouveau truc. Je vais fermer les yeux, toi tu me donnes la main. Je pense très fort que nous sommes là-haut dans la chaumière. Chose dite, chose faite. En un instant ils se retrouvent tous les deux près de l’âtre qui avait été remis en place. -Il vous faut partir. Ne soyez pas triste, il se peut qu’un jour… mais, je suis trop bavarde. Au revoir mes enfants ! Soyez fort et courageux ! Les jeunes gens quittent très vite la chaumière. Ils courent vers la forêt. Arrivés à l’orée de celle-ci, ils se retournent pour regarder la maison une dernière fois. Devant leurs yeux, elle disparaît dans la brume. Celle-ci se dissipe et la voici disparue. La clairière est noyée de soleil. Ils reprennent le chemin qui les mène à leur voiture. Anne sanglote. Godefroy la prend dans ses bras et la berce doucement. Ils montent dans la voiture et roule vers leur but, la maison de l’ami du garçon. Anny M ( à suivre) Demat !!!Bonjour !
J'ai oublié de vous dire
Que la recette du gâteau breton est
pour 10 personnes.
Merci de vos com
pour l'instant ici,
le temps, soleil, nuages et vent.
je file à Mauron
faire des emplettes.
Je vous rejoins tout à l'heure !
Bisous ! Pour commencer la journée !!!
noz vatBonne et douce nuit
à toutes et à tous
Bisous tendresse 18 novembre Anne et Godefroy la suite...Chapitre 4 bis de Anne et Godefroy SE MOUILLER, C’EST SORTIR QUANT IL PLEUT
Lorsque Godefroy revient à lui, il se trouve allongé dans un lit. Une infirmière est à son chevet. Il se sent ankylosé, se soulève doucement, réussit à s'asseoir et demande où de trouve sa compagne. -Elle est dans une chambre à l'étage au dessus, répond l'infirmière. Elle se repose. -Je veux aller la voir, menez moi auprès d'elle. -Ce n'est pas raisonnable mais, vous insisté si bien que je vais vous conduire près d’elle, répond l’infirmière en voyant l’air sérieux du jeune homme. Arrivé dans la chambre, il se précipite vers le lit. Anne ne bouge pas. Il se penche sur elle et constate que la respiration de la jeune fille est régulière. Il se sent rassuré. Il s'assoit près de Anne. L'infirmière quitte la chambre. Godefroy en profite pour réveiller Anne. -Comment vas-tu, demande-t-il à son amie. -Un peu vaseuse que nous est-il arrivé ? je me souviens de la voiture, de l,étang, d,avoir nager, ensuite toi auprès de moi, d,un portrait qui me ressemblait de trois personnages qui nous menaçaient, de toi qui criais, d,un ascenseur, tout est flou, comme dans un rêve. Où sommes-nous ? Godefroy n'a pas le temps de répondre. Il entend du bruit dans le couloir. Il a juste le temps de dire : -Chut ! Motus ! Tu ne dis rien à personne. Laisse-moi faire ! Un médecin suivi d'une infirmière entre dans la chambre. Godefroy reconnaît en lui l'un des deux hommes qui étaient auprès de la femme. Celui-ci s'approche du lit et demande aux jeunes gens : -Alors ? Comment vous sentez-vous après cette baignade forcée ? -Bien, on ne se souvient pas très bien de ce qui nous ait arrivé. Mais on va bien. On a pu repêcher la voiture ? dit Godefroy en entrant dans le jeux du médecin. -Si vous pensiez sortir demain, je suis désolé pour vous, répond le médecin. La feinte du garçon ayant réussi. Vous resterez quelques jours en observation. Il pourrait y avoir quelques complications, je le crains. Je vous souhaite une bonne nuit de repos. Quand à vous jeune homme, il va vous falloir regagner votre chambre. Sur ces mots il sort de la chambre, suivi de l'infirmière. Godefroy se lève de sa chaise, sans bruit s'approche de la porte, écoute à travers celle-ci ce que dit le médecin. -Je veux qu'ils dorment pendant vingt quatre heure. Demain de bonne heure, nous les transporterons dans ma clinique. Ensuite, A elle d’aviser ! Ce qu'il vient d'entendre n'est guère réjouissant pour eux, le garçon renifle le piège. Il revient vers le lit, un plan s'échafaudant dans son esprit. Il recommande à Anne : -Quoiqu'il arrive, tu ne dis rien. Tu feras exactement ce que je te dirai de faire. L'infirmière va revenir, restons calmes ! Il lui donne un baiser sur le front et va se poster derrière la porte. Quelques minutes s’écoulent. Il entend des pas dans le couloir, fait signe à Anne de se tenir prête. Il laisse entrer l'infirmière, referme la porte derrière elle, se jette sur elle, la ceinture et l'assomme. -Excuse-moi, ce n'est pas dans mes habitudes d'assommer les femmes ! Aujourd'hui, pas de chance pour toi. Je ne pouvais pas faire autrement. Noblesse oblige, comme on dit ! Il se retourne vers Anne qui le regarde avec stupéfaction. Mets sa blouse, ses chaussures, passe-moi le drap ! Je vais la ficeler dedans. Grouille-toi, t'en as pas pour deux plombes ! Anne s’exécute fébrilement. La voici prête. Le garçon lui, a enfermé la femme dans les toilettes et à poussé le lit devant la porte de celles-ci. Il revient vers sa compagne, la prend dans ses bras, l’embrasse et d’un air enjoué déclare : -On a réussi la première manche ! On va sortir. TU vas faire comme si tu me soutenais, si, par hasard on rencontrait quelqu’un. Anne réagit lentement à ce qu’il vient de lui dire. Il la secoue un peu. Tu rêves ? Tu n’as pas compris ? On se tire d’ici ! Allez, viens ! -Tu es en pyjama ! Comment allons-nous faire ? -T’occupes ! réplique Godefroy qui commence à s’énerver. On va arranger ça ! Pour mes fringues, c’est simple ! Une fois sortis, on descend d'un étage. Là, j'ai vu qu'il y avait une pièce marquée "LINGERIE", j'entre dans cette pièce et toi quand tu verras un infirmier, arrange-toi pour le faire entrer là où je serais, tu as compris ? -Si c’est une infirmière ? -CE sera un infirmier ! J’ai dis ! A l’étage du dessous, Godefroy entre dans la lingerie. Anne n’est pas très rassurée. Une porte s’ouvre, un infirmier sort d’une chambre. Résolument elle se dirige vers lui. -Je dois changer les draps d’un malade mais je n’ai pas les clefs de la lingerie, les auriez-vous ? -Tes nouvelle ici, toi ! dit l’homme en la détaillant. -Je suis de service de jour d’habitude ! répond-elle avec aplomb. L’homme ouvre la porte de la lingerie sans difficulté. Il se retourne vers Anne. Il n’a pas le temps de dire quoique ce soit, il est attiré à l’intérieur par Godefroy. L’homme est assommé. Quelques instants plus tard, le garçon ressort en tenue d’infirmier. Il prend la main de Anne et l’entraîne vers l’ascenseur en s’exclamant : -DIRECTION, LA PORTE DE SORTIE ! Arrivés au rez-de-chaussée, ils dirigent vers la sortie. Le hall est désert, il n’y a pas âme qui vive. Une fois dehors, Godefroy remarque une ambulance. Son moteur tourne. Il regarde s’il n’y a personne à l’horizon… Personne ! Il entraîne la jeune fille vers le véhicule. Tous deux s’engouffrent dans celui-ci. Il prend le volant. -Les dieux sont avec nous, s’exclame-t-il. Direction Paris avant que l’alerte ne soit donnée. Anne reste silencieuse. Godefroy trouve très vite la direction de la capitale. La jeune fille la tête appuyée sur l’épaule de son compagnon somnole. Arrivés à destination Godefroy secoue Anne. -Terminus ! Tout le monde descend ! -Où sommes-nous ? -A deux pas de chez moi. Dépêche-toi, pas la peine de nous faire remarquer dans ces accoutrements. Je n’ai pas envie qu’on nous voit comme ça ! Rapidement ils arrivent chez lui. Il sonne à la porte. Léo vient leur ouvrir. Il regarde ses amis avec étonnement. Godefroy coupe tout de suite les questions qui viennent aux lèvres de Léo. -Si on te demande pourquoi on est attifés de cette manière, tu diras que tu ne sais pas. Bon ! Prépares-nous un bon café, on en a besoin. Anne tu vas aller t’allonger et reprendre des forces. On décampe d’ici cette nuit ! On ne reste pas à Paris. Ça sent le roussi pour nous. On a quelques heures d’avance sur eux ! Profitons-en ! Je vais faire un saut chez toi, il te faut des affaires ! -Tu crois vraiment qu’ils vont nous poursuivre ? demande Anne en s’asseyant sur le lit. Tu as sûrement raison. Elle avait des yeux terribles ! Je ne comprends pas très bien pourquoi elle m’en veut ! Mais, j’ai très peur. Tu vas à mon appartement. Comment vas-tu faire ? Les clefs sont dans ma voiture et la voiture au fond du lac. Comment vas-tu faire ? -C’est mon affaire, répond Godefroy tout en s’habillant correctement. Toi, tu te reposes. Tu sais… Une extravagance de plus ou de moins aujourd’hui, ça ne compte plus ! Léo entre dans la chambre avec deux tasses de café. Il les tend à ses amis. Un fois le café bu Godefroy s'en va. Anne l'appelle, elle est inquiète. -Où irons-nous ? -En Bretagne, pas chez tes parent, mais chez un copain à moi. Il habite dans une forêt pas très loin de Rennes ; -Ramène-moi Thépaud. Il fera le voyage avec nous, je serais plus tranquille, dit Anne. -C’est bon ! Tu l’auras ton chat ! Enfin… Je veux dire Thépaud. Tu ne veux pas ton appart, non plus ? Sur ces mots, il lui fait signe de la main et lui envoie un baiser. Il emprunte la voiture de Léo arrivé en bas de l’immeuble. Sur le palier de Anne, il réfléchit un moment, inspecte les lieux, remarque une lucarne en haut des escaliers ; elle est entre ouverte. Il se hisse difficilement vers elle, réussi à passer et se retrouve sur le toit. Il fait très attention car les tuiles sont glissantes, la pluie a fait son œuvre. Il calcule l’endroit où se trouve la fenêtre du studio, s’allonge, regarde la rue qui se trouve à une dizaine de mètres en dessous. Il ne doit pas faire un seul faux mouvement. Il prend appui sur la gouttière, teste sa résistance ; il la sent solide. Le voici pendu par les bras à la dite gouttière, son corps se trouve perpendiculaire à la fenêtre du studio. Il exécute un léger balancement. Il continue avec plus de force et se projette contre la fenêtre. Celle-ci étant restée entre ouverte pour les allées et venues de Thépaud, s’ouvre facilement. Godefroy se retrouve assis par terre pas très loin du lit. Il se relève, va vers la commode, prend quelques affaires et se dirige vers la porte. Un miaulement le fait sursauter, se retourne, voit Thépaud assis sur le lit qui le regarde. -C’est vrai ! bougonne le garçon en prenant le chat sous son bras. J’allais t’oublier. Tu m’évites une dispute. De retour chez lui il retrouve Anne dans un profond sommeil. Il dépose les affaires de la jeune fille au pied du lit et sans retourne dans la cuisine. -Anne s’est endormie aussitôt que tu es parti. Je ne sais pas ce qu’il vous est arrivé mais elle m’a semblé très épuisée. -Tu ne pourrais pas me filer un peu d’argent ? demande t il à son ami, après lui avoir expliquer plus ou moins ce qui s’était passé. Je te le rendrais à la prochaine paye ! -Ça tombe bien, je viens de toucher un cachet important, pour une fois ! Combien veux-tu ? -Si tu pouvais… cinq cent… ce serait bien ! Léo va dans la chambre, revient sans bruit avec son portefeuille, l’ouvre et donne la somme demandée à son ami. Godefroy le remercie. -Merci mon pote ! Je te dois une fière chandelle… Encore, une chose. Tu peux nous mener avec ta voiture… Je t’expliquerai en chemin où se trouve la mienne. Nous devons partir cette nuit. C’est important, si quelqu’un demande où nous sommes, tu répondras que nous sommes partis en reportage mais, tu ignores l’endroit où on est, pigé ? Léo fait oui de la tête. Anne est éveillée par Thépaud, qui, sachant très bien ce qui se trame contre eux, saute sur le lit et lèche la figure de la jeune fille de sa langue râpeuse. Elle sursaute à ce contacte et s’éveille. Thépaud à voix basse lui explique qu’ils ne doivent pas rester à Paris. Anne se lève, se vêt rapidement et retrouve les deux garçons dans la cuisine, Thépaud dans ses bras. -Bien dormi ? demande Godefroy. Prête pour le voyage ? -Vous n’allez pas partir comme ça ! s’exclame Léo. J’ai préparé un repas. Mettons-nous à table. -Oh ! OUI ! Les évènements m’ont creusé ! Mon estomac réclame pitance ! Tous trois dînent rapidement, sans oublier Thépaud, bien sûr ! Anny M ( à suivre) 17 novembre Noz vat pour ceux qui se couchent tard et demat pour ceux qui ce lèvent tôt !Dialogue avec un korrigan Assise devant la cheminée En regardant la danse des flammes Je me suis mise à rêver. Tout à coup sortant des flammes une panthère noire a surgi, Surprise je n'ai pas réagi. La seconde suivante elle avait disparu. C'est alors que m'est apparu... Mon esprit me dit « ce n'est pas concevable ! » Pourtant il était là, l'air aimable... C'était un korrigan correctement vêtu. Il portait un pantalon de laine écrue, Un gilet de velours vert boutonné Par deux rangées de boutons dorés Sur une chemise blanche. Il était chaussé De jolis souliers. Une petite bourse de cuir travaillé Retenue par une ceinture pendait à sa hanche. Il était bien coiffé et avait les yeux pervenches. Sa bouche affichait un franc sourire. Il me dit, mettant ses mains sur ses hanches : « Bonjour ma belle ! » Et il se met à rire A gorge déployée Voyant mon air étonné. Puis il s'arrête tout net. « Aurais-tu quelque chose pour me désaltérer ? » - Un verre d'eau je suppose, Dis-je d'une voix posée. « Tu n'es pas sérieuse, Je suppose ! Pour me récompenser de ma peine Il me faudrait un verre de chouchen ! »
« La panthère... de l'avoir renvoyée, Elle s'est trompée de porte. Mais je suis là et peu importe... » - Dis-moi, pourquoi es-tu là devant moi ? « Parce que tu m'as sauvé la vie ! » - Je t'ai sauvé la vie? « Et oui ! Hier tu as retenu une bûche Qui allait tomber. Elle s'est arrêtée juste au-dessus de moi. » Que faisait-tu dans ce bois ? « Je faisais la sieste, J'étais pas dans mon assiette ! Et aujourd'hui me voilà A bavarder avec toi. Je suis redevable envers toi ! C'est comme ça, C'est notre loi. » - Je ne sais pas quoi dire ! « Ne dis rien ! » Et il se mit à rire. « Bon alors et ce verre de chouchen ? » Et c'est moi de rire. - Voilà ! C'est mon ami Patrick qui fait ce chouchen, Tu m'en diras des nouvelles ! « Merci ! Il est bien bon, ma belle ! » Dit-il après l'avoir goûter. « Ça me rappelle mes jeunes années » - Mais quel âge as-tu donc ? lui ai-je demandé. « J'ai bien mille ans passés. » - D'accord ! Et que vas-tu faire maintenant ? « Vivre à tes côtés, tout le temps. Tu vas voir, ta vie va changer. Je vais t'aider et De la chance je vais te donner ! Mais tu n'as pas à t'inquiéter je resterais discret. Personne ne me verra A par toi ! » La grosse horloge se met à sonner, C'est alors qu'il me dit avec un grand sourire : « Tu devrais aller dormir ! Moi, je reste près du foyer. » Je me lève et lui dit bonsoir. Je regarde par la fenêtre, la nuit est bien noire. Il est quatre heures passées et c'est la fin de mon histoire. Anny M 16 novembre Anne et Godefroy, l'aventure continue...Chapitre 4 de Anne et Godefroy SE MOUILLER, C’EST SORTIR QUANT IL PLEUT Un crachin tombe sur Paris depuis le matin. Anne et Godefroy viennent de faire un copieux repas dans leur restaurant favori. Ils descendent tous deux silencieusement la ruelle qui les mène aux studios. Arrivée près de sa voiture, Anne se tourne vers le garçon. -J’aimerai que tu viennes avec moi, dit-elle. Je vais faire un reportage sur une école de théâtre à Bougival. -Je ne me sens pas très bien aujourd’hui, dit encore Anne, je ne sais pas ce que j'ai. Je suis angoissée d'y aller toute seul, j'aimerai vraiment que tu m'accompagnes. -Allons, dit-il en la prenant dans ses bras ; Ce n'est rien que de la fatigue. Tu vas voir, tout va bien se passer. Je ne peux pas aller avec toi, j'ai un montage assez urgent à faire. Allez ! Un petit sourire, tout ira bien après ! Avec effort Anne se met à sourire, se blottit contre lui, l'embrasse et monte dans sa voiture. Elle jette un dernier regard à Godefroy et démarre. Le garçon la regarde partir. Il a un petit pincement au cœur. C'est la première fois qu'elle lui demande de l'accompagner de cette façon là. Il pousse un soupir et monte à la radio. Il s'installe au travail mais le cœur n'y est pas. Il sort de la salle de montage, va à la rédaction et demande au journaliste de service : -Sais-tu où est partie Anne ? -A Bougival, pourquoi ? -Si on te le demande tu diras que tu ne sais pas. Je veux avoir l'adresse ! -Toutes les adresses sont là ! T'as qu’à chercher ! dit le journaliste en haussant les épaules. Le garçon trouve l’adresse, sort de la rédaction, va chercher son blouson laissée dans la salle de montage, quitte les studio, bien décider à rejoindre Anne à tout prix. La pluie s’est mise à tomber fortement. Arrivé au Pont de St Cloud, il est pris dans un embouteillage. Il peste contre les chauffards et leurs maladresses. Anne est arrivée à destination. La directrice de l’école lui fait visiter l’établissement. Ayant terminé son reportage Anne s’en retourne à sa voiture. La pluie a redoublé d’intensité. Elle attend quelques instants que le déluge se calme, puis démarre. Arrivée à un carrefour elle se gare et regarde une carte. Elle veut trouver une voie plus rapide que celle de l’allée. Elle trouve une route, la carte lui indique qu’elle doit passer par le bois de St Cucufa. Arrivée près d'un petit étang, la pluie est si forte qu'elle ouvre l’une de ses vitres pour y voir mieux. Tout à coup, elle distingue une voiture venant en sens inverse. Elle a l’impression que celle-ci vient tout droit sur elle. Elle braque sur sa droite, dérape sur le bas-côté de la route et la voici entrain de piquer droit sur le lac. Elle essaie de redresser, mais peine perdue. La voiture s’enfonce dans les eaux sombres. Anne est prise de panique. Elle réussi ce pendant à retirer sa ceinture de sécurité et s'extirper non sans peine de son véhicule. Elle nage dans les eaux troubles. Elle distingue une lueur et se dirige sur elle. En quelques brasses la voici devant la bouche béante d’un énorme tuyau, la lueur vient de là. Elle entre dans le conduit, elle n'en peut plus, ses poumons lui font mal. Quelques instants plus tard, elle se retrouve avec de l'eau à mi-corps. Elle prend une grande inspiration, reprend son souffle et continue d’avancer. Elle pose les pieds sur le sol d’une salle voûtée, dont les murs sont émaillés de blancs. Elle regarde autour d'elle, cherche une issue, n'en trouve aucune, que le chemin par lequel elle est venue. Elle s'appuie sur l’un des murs. Elle reçoit une forte décharge électrique et s'effondre sans connaissance. A cet instant deux hommes vêtus de tunique argentée sortent d’une porte faite dans la cloison. Ils emportent Anne inerte. Godefroy a réussi à se dégager de l'embouteillage et arrive à l'école de théâtre. Il ne voit pas la voiture de Anne et part se renseigner. Il apprend que celle-ci est partie de puis quelques minutes. Il s'installe de nouveau au volant et réfléchit. Il aurait dû inévitablement apercevoir Anne au dernier croisement. Donc, pense-t-il, elle a pris une autre route. Il se souvient qu'avec un ami, il y a quelques mois de cela, tous deux étaient venus jouer au golf dans le quartier. Il se souvient qu'au retour ils étaient passés par une route qui traversait une petite forêt, il y avait même un petit étang et une source ; ils étaient rentrés à Paris sans encombre. Il a la conviction que Anne a pris cette route. Il se dit qu'avec un peu de chance, il pourrait la rattraper. La pluie tombe avec force. Lorsqu'il arrive près du lac, il doit s'arrêter. La police barre la route. En pestant il descend de sa voiture. Il apprend en écoutant les badauds qu’une voiture est tombée dans le lac. Un homme raconte ce qu'il a vu. -Elle venait en sens inverse, puis, tout à coup, je l'ai vu braquer brusquement et glisser. Elle a voulu redresser mais elle a continué de finir son piquer dans l'eau. J'ai appelé les pompiers. -Y avait-il plusieurs personnes dans la voiture ? demande Godefroy pris d'un pressentiment. -Non ! Il n'y avait que le conducteur. Je n'ai pas bien vu à cause de la pluie, mais maintenant que j'y pense, oui, que le conducteur. -La marque de la voiture, sa couleur, vite répondez-moi, demande le garçon de plus en plus inquiet. -Êtes-vous de la police ? Vous êtes bien curieux, jeune homme ! Enfin si ça peut vous faire plaisir ! Elle était rouge et c'était une R5… oui, une R5. A ces mots Godefroy bouscule les personnes qui étaient devant lui et part en courant au bord du lac. Il se bat avec un pompier qui l'empêche de passer. Le pompier Knockout, il défait son blouson, se déchausse, jette le tout sur la berge et plonge. Il a compris que c'était Anne dont il était question. Il ne sait pas où se trouve la voiture de son amie, il la trouve enfin, en fait le tour, elle est vide. Il remonte deux fois à la surface pour reprendre de l’air. Lorsqu’il replonge, comme Anne il distingue la lueur et se dirige vers elle croyant trouver l’issue du mystère et l’espoir de retrouver sa compagne. Comme la jeune fille il se retrouve dans la salle émaillée de blanc. Il en fait le tour, voit la porte laissée ouverte par les deux hommes. Il entre dans une pièce plus petit et faiblement éclairée. Il distingue un corps allongé, reconnaît son amie, se précipite vers elle, la prend dans ses bras et la secoue. -Anne ! Réponds-moi, je t’en supplie, ANNE ! Rien n'y fait la jeune fille ne lui répond pas. Elle reste toujours inerte. Il la repose à terre, essaie de la ranimer, il a une très grande envie de pleurer. Après bien des efforts elle pousse un gémissement, l'espoir renaît dans le cœur de Godefroy. -Je suis venu par le même chemin que toi, dit-il en la serrant dans ses bras. Te sens-tu la force de marcher ? Si non, je te porte ! Anne fait oui de la tête et se lève avec peine. C’est à cet instant qu’une porte s’ouvre dans un coin de la pièce. Une jeune femme apparaît dans l'encadrement de la porte, vêtue d’une longue tunique blanche. Sans dire un mot elle leur fait signe de la suivre. Anne se blottie contre Godefroy. -Cela ne me dit rien qui vaille, dit-elle a voix basse. -Ne crains rien, je suis avec toi, on ne te fera pas de mal, répond-il. La jeune femme les mène dans une autre salle tout aussi blanche que les précédentes. La salle est nue, mais sur un mur un grand tableau représentant une jeune femme vêtue d’une longue robe couleur de la nature, tenant une salamandre dans les mains. Ils se sont approchés du tableau et sont impressionné par la ressemblance qu'il y a entre Anne et le portrait. Anne va pour parler et une fois encore la jeune femme leur fait signe de les suivre. Les voici devant un ascenseur. Tous trois entrent dans celui-ci. -C'est fou ce qu'il y a de choses étranges ici ! dit Godefroy. Une jeune femme muette, un portrait qui te ressemble et maintenant qu'est-ce qui nous attend ? Je ne savais pas que les dessous d'un étang pouvaient être si intéressant à visiter. J'aimerai bien savoir ce qu'il y derrière tout cela. J'ai l'impression que nous allons nous retrouver dans les coulisses, si je ne me trompe, ceux qui manipulaient les robots au château. Il termine sa phrase comme si il se parlait à lui-même. -Que dis-tu là ? Je ne comprends pas, dis Anne inquiète. -Quelque chose me dit que je n'ai pas le temps de t'expliquer mes réflexions. Ne t'inquiètes pas, je suis là. On va s'en sortir, je ne sais pas comment mais on va s'en sortir ! L’ascenseur les emporte vers les profondeurs de la terre. Enfin il s'arrête. La porte s'ouvre. La jeune femme sort, suivie des deux jeunes gens. Les voici dans une grande salle. Des tentures de tissu blanc, bordées d’argent pendent aux murs. Au fond de la salle, derrière une table mi circulaire, deux hommes, une femme, tous vêtus de grandes robes blanches, les regardent. La femme leur demande, sa voix est chaude et douce. -Avancez, nous vous attendions. Bien que ce soit la première fois que vous nous rencontrer, il y a longtemps que nous vous connaissons. Sa voix devient coléreuse, presque hystérique. Par deux fois, tu nous as mis en échec, oui, c'est à toi que je parle, Anne. Je vois que tu prends le chemin de ma plus mortelle ennemie. TOI et ELLE, vous ne faites qu'un seul personnage maintenant ! -Je ne comprends pas ce que vous racontez, réplique Anne se sentant menacée. Je ne vous ai rien fait ! -ASSEZ ! crie la femme en colère. Je ne te permets pas de m'insulter ! Tu es avec elle ! TU ES, ELLE ! As-tu compris ? TU ES MON ENNEMIE ! Et ce qui me met en rage, je sens que tu vas encore grandir, tu vas avoir encore plus de puissance ! Je ne te laisserais pas faire ! LE POUVOIR, C'EST A MOI DE A ! Godefroy en entendant cela a une réaction violente. Il s'avance à grand pas vers la table, frappe celle-ci de son poing et interpelle la femme. Sa voix gronde de colère. -On ne sait même pas qui vous êtes, quelqu'un de poli se nomme. Laissez Anne tranquille. Elle n'est qu'elle-même ! On va filer d'ici, si je vous retrouve sur mon chemin, gare à vous s'il y a un massacre ! Ce sera de votre faute ! Et quand je dis quelque chose, je tiens parole ! -Je me nomme Viviane ou Morgane comme tu veux ! Godefroy va pour parler, la femme interrompt. - Arrête petit homme ! CAR, toi aussi tu es mon ennemi ; Bientôt si je laisse faire les choses tu sauras qui tu es ! déclare la femme d'une voix menaçante en pointant son doigt vers Godefroy. Godefroy recule de la table, hausse les épaules, retourne auprès de Anne, lui prend la main et dit : -Viens ! Ils sont tous dingues ici ! Ils courent vers l'ascenseur, personne ne les poursuit. Au moment où ils mettent le pied dans celui-ci un éclair aveuglant traverse l'espace réduit de la cabine. Godefroy a juste le temps de soutenir Anne qui s'affaisse, puis tout devient brumeux dans son esprit, il s’écroule lui aussi sans connaissance. Des hommes grenouille s'affairent à plonger et à replonger. Comme Godefroy n'est pas remonté à la surface, ce sont deux corps au lieu d’un qu'ils recherchent. De grands projecteurs éclairent le lieu du drame. -Nous les avons trouver, crie un homme ! Les deux amis sont transportés à l'hôpital le plus proche. Anny M (à suivre) 15 novembre Vie de poète !Un poème de Victor Hugo que j'aime bien A un poète Ami, cache ta vie et répands ton esprit. Un tertre, où le gazon diversement fleurit ; Des ravins où l'on voit grimper les chèvres blanches ; Un vallon, abrité sous un réseau de branches Pleines de nids d'oiseaux, de murmures, de voix, Qu'un vent joyeux remue, et d'où tombe parfois, Comme un sequin jeté par une main distraite, Un rayon de soleil dans ton âme secrète ; Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment Pour faire des échos au fond du bois dormant ; Voilà ce qu'il te faut pour séjour, pour demeure ! C'est là, - que ta maison chante, aime, rie ou pleure, - Qu'il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours, Envoyant un soupir à peine aux antres sourds, Mirant dans ta pensée intérieure et sombre La vie obscure et douce et les heures sans nombre, Bon d'ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords, Ton coeur vers les enfants, ton âme vers les morts ! Et puis, en même temps, au hasard, par le monde, Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde, Loin de toi, par delà ton horizon vermeil, Laisse ta poésie aller en plein soleil ! Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes, Effleurée en passant des lèvres et des urnes, Laisse-la s'épancher, cristal jamais terni, Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini, Calme et pure, à travers les âmes fécondées, Un immense courant de rêves et d'idées, Qui recueille en passant, dans son flot solennel, Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel ! Toi, sois heureux dans l'ombre. En ta vie ignorée, Dans ta tranquillité vénérable et sacrée, Reste réfugié, penseur mystérieux ! Et que le voyageur malade et sérieux Puisse, si le hasard l'amène en ta retraite, Puiser en toi la paix, l'espérance discrète, L'oubli de la fatigue et l'oubli du danger, Et boire à ton esprit limpide, sans songer Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s'abreuve. Sois petit comme source et sois grand comme fleuve. Victor Hugo
Bonne semaine à vous toutes et tous ! Avec du soleil j'espère ! Bisous tendresse ! 14 novembre Noz vatVoici un poème
d'Alfred de Musset que j'aime
beaucoup
Ballade à la Lune C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune Comme un point sur un i. Lune, quel esprit sombre Promène au bout d'un fil, Dans l'ombre, Ta face et ton profil ? Es-tu l'œil du ciel borgne ? Quel chérubin cafard Nous lorgne Sous ton masque blafard ? N'es-tu rien qu'une boule, Qu'un grand faucheux bien gras Qui roule Sans pattes et sans bras ? Es-tu, je t'en soupçonne, Le vieux cadran de fer Qui sonne L'heure aux damnés d'enfer ? Sur ton front qui voyage. Ce soir ont-ils compté Quel âge A leur éternité ? Est-ce un ver qui te ronge Quand ton disque noirci S'allonge En croissant rétréci ? Qui t'avait éborgnée, L'autre nuit ? T'étais-tu Cognée A quelque arbre pointu ? Car tu vins, pâle et morne Coller sur mes carreaux Ta corne À travers les barreaux. Va, lune moribonde, Le beau corps de Phébé La blonde Dans la mer est tombé. Tu n'en es que la face Et déjà, tout ridé, S'efface Ton front dépossédé. Rends-nous la chasseresse, Blanche, au sein virginal, Qui presse Quelque cerf matinal ! Oh ! sous le vert platane Sous les frais coudriers, Diane, Et ses grands lévriers ! Le chevreau noir qui doute, Pendu sur un rocher, L'écoute, L'écoute s'approcher. Et, suivant leurs curées, Par les vaux, par les blés, Les prées, Ses chiens s'en sont allés. Oh ! le soir, dans la brise, Phœbé, sœur d'Apollo, Surprise A l'ombre, un pied dans l'eau ! Phœbé qui, la nuit close, Aux lèvres d'un berger Se pose, Comme un oiseau léger. Lune, en notre mémoire, De tes belles amours L'histoire T'embellira toujours. Et toujours rajeunie, Tu seras du passant Bénie, Pleine lune ou croissant. T'aimera le vieux pâtre, Seul, tandis qu'à ton front D'albâtre Ses dogues aboieront. T'aimera le pilote Dans son grand bâtiment, Qui flotte, Sous le clair firmament ! Et la fillette preste Qui passe le buisson, Pied leste, En chantant sa chanson. Comme un ours à la chaîne, Toujours sous tes yeux bleus Se traîne L'océan montueux. Et qu'il vente ou qu'il neige Moi-même, chaque soir, Que fais-je, Venant ici m'asseoir ? Je viens voir à la brune, Sur le clocher jauni, La lune Comme un point sur un i. Peut-être quand déchante Quelque pauvre mari, Méchante, De loin tu lui souris. Dans sa douleur amère, Quand au gendre béni La mère Livre la clef du nid, Le pied dans sa pantoufle, Voilà l'époux tout prêt Qui souffle Le bougeoir indiscret. Au pudique hyménée La vierge qui se croit Menée, Grelotte en son lit froid, Mais monsieur tout en flamme Commence à rudoyer Madame, Qui commence à crier. 'Ouf ! dit-il, je travaille, Ma bonne, et ne fais rien Qui vaille; Tu ne te tiens pas bien.' Et vite il se dépêche. Mais quel démon caché L'empêche De commettre un péché ? 'Ah ! dit-il, prenons garde. Quel témoin curieux Regarde Avec ces deux grands yeux ?' Et c'est, dans la nuit brune, Sur son clocher jauni, La lune Comme un point sur un i. Alfred de Musset
Bonne nuit à toutes et à tous ! Faites de beaux rêves ! Bisous tendresse !!! Il pleutLa tempête a été présente tout
au long de la journée
sauf pendant une petite heure.
Une bonne chose les ruisseaux vont pouvoir
chanter de nouveau.
Noz vat !!!La tempête est toujours là.
le petit peuple s'est mis à l'abri
Loup solitaire.
Quant à moi je vais aller
me coucher bercée
par la complainte du vent.
Bonne nuit à vous toutes et tous !
Faites de beaux rêves !
Bisous tendresse Anne et Godefroy... la suite...Chapitre 3 de Anne et Godefroy UN CH=TEAU EN RUINE, DE LATERE, DU MYSTORE. La suite Arrivés à destination la jeune fille va directement chez le concierge, qui depuis toujours, comme sa famille garde la mairie. -Bonjours, Yves, dit Anne. Je viens vous demander un petit service. Je suis en ce moment… enfin… j'écris un article sur le village. J'ai quelques manuscrits à compulser. Puis-je avoir accès aux archives, s'il vous plaît ? -Je n'y vois aucune d’objection. Je vais vous y mener. Ce jeune homme vous accompagne ? -Marc m'aide dans mes recherches, oui, il m’accompagne. Anne et Marc suivent Yves. Thépaud lui aussi est de la partie. Arrivé dans le hall de la mairie, il s'assoit sur son train arrière en les regardant s'éloigner vers le fond de la salle. Une fois qu'ils sont hors de vue, il saute sur un bureau, s'approche d’un combiné téléphonique, décroche le récepteur avec son museau, de sa patte compose le numéro de Godefroy. A l'autre bout du fil c'est Léo qui répond. Lorsque Thépaud entend le « Allo ! » traditionnel il dit d'une voix forte : - ANNE EST EN DANGER… GODEFROY DOIT VENIR… ANNE EST EN DANGER ! Sur ces mots, il raccroche tant bien que mal le récepteur, saute à terre et se dirige vers l’endroit où il a vu Anne, Marc et le concierge disparaîtrent. A Paris, Léo, le récepteur en main s’acharne à rétablir la communication. Voyant que rien n’y fait, il décide de téléphoner à Godefroy. -C’est toi Léo ? Que ce passe-t-il ? -Je viens de recevoir un coup de fil assez étrange, m’informant que Anne était en danger et qu’il fallait que tu la rejoignes, ensuite la ligne a été coupée. -QUOI ! Reprends mot à mots ce qu’on a dit, hurle Godefroy. -Anne est en danger, Godefroy doit venir. C’est une blague n’est-ce pas ? -Non, mon vieux. Je sens que c’est du sérieux. Bouges pas j’arrive tout de suite ! Le garçon quitte la radio, saute dans sa voiture, arrive à toute vitesse chez lui. Il a à peine refermé la porte derrière lui, qu’il agrippe le pauvre Léo, le secoue comme un prunier et lui crie dans les oreilles : -Alors, explique-toi ! Que t’a-t-on dit exactement ? -On m'a dit, une voix d'homme. Textuellement m'a dit : Anne est en danger, Godefroy doit venir, Anne est en danger ! » Puis, on a raccrocher. Je ne sais pas qui c’était. J’ai cru à une blague, cependant je t’ai prévenu. Tu en fais une tête. Tu crois vraiment que c’est dangereux ? - OUI ! Ce n’est pas du pipeau ! dit Godefroy marchant de long en large. Je le savais. Elle n’aurait jamais dû aller là-bas. Quand je vais la retrouver, elle va prendre un sacré savon dont elle se souviendra. Bon sang ! Où j’ai mis cette foutue adresse ! Léo se précipite dans la cuisine. Sur le buffet, trône, inscrite à la hâte, l’adresse des parents de Anne sur une feuille de papier. Léo prend le papier et le tend à son ami. -C’est ça que tu veux, demande-t-il à Godefroy. -C’est bien son adresse, dit le garçon en arrachant la feuille des mains de Léo. Merci mon pote ! Je parts là-bas en espérant de ne pas arriver trop tard. Si les gars de la radio téléphonent, je ne suis pas là, pas d’autre explication. Tu as compris ? Godefroy n’attend pas la réponse de Léo. Il ressort de chez lui en courant, monte dans sa voiture et en route pour la Bretagne. Revenons à nos deux chercheurs d’énigmes. Leurs recherches ne sont pas infructueuses. Anne découvre un plan des souterrains du château. Les deux jeunes gens l’examinent avec attention. La lecture du plan leur apprend que sous la tour est, il y a une entrée de souterrain. Qui mène à une grande salle située sous le château. Ayant trouvé ce qu’ils cherchaient, il s’en retourne chez Marc. Anne décide qu’elle irait le soir même faire une inspection des lieux. Le jeune couple essaie de l’en dissuader, peine perdue. A dix heures du soir, Anne, Marc et Marie, elle a voulu les accompagner, sans oublier Thépaud, bien sûr, se retrouvent tous aux portes du château, si je puis dire. La voiture de Anne est garée sur le terre-plein. Marie demande à rester dans celle-ci. Marc lui accompagne son amie. Tout à coup un gigantesque rayon de lumière jailli de la tour Est et s’éteint aussi tôt. Cela n’arrête pas la jeune fille munie d’une torche électrique, dans sa progression vers la cour intérieure du château, Marc, lui, est peu rassuré. -Je ne vais pas plus loin, lui dit Marc. J’ai trop peur, ne m’en veux pas. Anne d’un signe lui fait comprendre de retourner vers la voiture. Thépaud s’approche d’elle. -Je parts en éclaireur. Toi, tu restes ici, attends-moi, dit-il. Il revient au bout de quelques minutes, qui ont parues une éternité à la jeune fille. -Il y a vraiment une ouverture au pied de la tour, elle était cachée par des pierres qui ont été enlevées. Un escalier descend vers le souterrain. Veux-tu y aller ? En es-tu sûre ? Tu vas te trouver devant un très grand danger. Tu peux y perdre la vie. Il est encore temps pour toi de renoncer, personne ne t’en voudra. -Je sens que mon devoir est d’y aller. Je veux découvrir ce mystère. -C’est bien, dit Thépaud en la regardant de ses grands yeux dorés. Allez ! Va ! Dis-toi bien que quoiqu’il t’arrive, tu as les clefs au fond de toi. Anne donne un baiser à Thépaud, puis sans se retourner part vers la tour. Arrivée à l’entrée de celle-ci, elle allume sa torche électrique, descend avec précaution les premières marches de l’escalier, s’arrête un court instant, écoute, voyant que rien ne bouge, elle continue sa descente. Les pierres de l’escalier sont inégales, plusieurs fois elle a failli tomber. Enfin elle arrive à la dernière marche. Elle respire profondément ; elle a encore du chemin à faire. La voici maintenant dans le souterrain. Elle avance en faisant le moins de bruit possible. Cent mètres plus loin elle distingue une lumière blanchâtre dans le fond du tunnel. Elle s’arrête un instant. Elle hume l’air alentour, ce n’est que l’odeur fade et humide du souterrain qui vient à elle. Elle se remet en marche. Plus elle avance, plus la lumière devient plus dense. Un faible ronronnement lui parvient aux oreilles. Elle n’est pas du tout rassurée et avance prudemment. Sentant un danger, elle stoppe de nouveau. Elle retire une de ses chaussures, la lance droit devant elle. Elle frissonne d’horreur lorsqu’elle celle-ci se carboniser dans l’air. Elle comprend qu'un champ de force obstrue la galerie. Elle s'assoit par terre pour réfléchir. Comment va-t-elle faire pour passer cet obstacle invisible. Les paroles de Thépaud lui reviennent. "Quoiqu'il t'arrive, tu as les clefs au fond de toi ! » Une idée germe dans son esprit, pourquoi ne pas imaginer que cette barrière mortelle n’existe plus. Elle se concentre quelques minutes. Elle retire son autre chaussure et la lance comme la première. Rien ne se produit, elle a réussi. La barrière effacée, malgré la peur elle continue son chemin. Le souterrain tourne sur la droite et débouche sur une salle éclairée d’une forte lumière qui l’éblouit. Après s’être habituée à la luminosité elle regarde autour d’elle. Elle est étonnée de la vastitude de l’endroit. Sur trois des murs d’énorme écrans. Au centre de la salle trône un grand pupitre, d’autres sont placés sous les écrans. Des hommes vêtus de tunique argentée s’affairent. Sur les écrans, des plans de villes, de départements. Il y a même sur l’un d’eux, les deux hémisphères terrestres. Tracés dessus, des points, des traits, des croix placés à certains endroits de la carte. Elle entre dans la salle, il lui semble que personne n’a remarqué sa présence. Elle se dirige vers le grand pupitre. Une envie irrésistible la pousse à toucher à un des claviers et d’écrire son nom, chose stupide à ne pas faire, mais le mal est fait ! Une voix aux timbres métalliques venant des quatre coins de la salle se fait entendre, les hommes se ruent sur Anne, l’empoignent avec rudesse et l’entraînent vers le seul mur aux pierres apparentes s’en qu’elle puisse se défendre. Elle se retient de crier, la force de ces hommes l’impressionne, plus encore, leurs yeux sont fixes et sans vie. -Tu as osé franchir notre seuil. Tu seras punie, tu vas devoir mourir. Mais… nous sommes magnanimes. Nous te donnons une chance. Une épreuve à passer. Si tu sors indemne de l’épreuve de la terre, tu seras libre. La voix se tait. Un des hommes appuie sur une pierre du mur. Un pan de celui-ci se décale et coulisse. Anne est projetée à l’intérieur d’une pièce faiblement éclairée et atterrit brutalement sur le sol. Elle se relève péniblement et se rue vers la sotie. Le mur coulisse reprenant sa place initiale. Elle frappe sur les pierres de la paroi coulissante en criant de toutes ses forces. -OUVREZ-MOI ! LAISSEZ-MOI SORTIR ! Peine perdue, sa voix se répercute sur les murs de la pièce. Elle se retourne et inspecte l’endroit. Les parois, sauf le mur de sortie, sont de terre battue. Soudain elle sent quelque chose lui tomber sur la tête et les épaules. Elle regarde au plafond. De la terre tombe, elle tombe de plus en plus vite. Rapidement Anne en a jusqu’aux genoux. Un brin de panique s’empare d’elle. Elle tremble de tous ses membres, mourir enterrée vivante ne la réjouit guère. Elle se remémore ce qu’elle a fait dans le tunnel. Aussitôt, elle se calme, respire, se concentre et imagine qu’un dôme invisible la protège. Elle constate après quelques instants de concentration que la terre ne tombe plus sur elle. Une question vient à son esprit. Combien de temps va-t-elle tenir et comment pourra-t-elle sortir de cette impasse ? Pendant qu’elle se débat avec la terre. Godefroy est arrivé au château. Pas sans mal, il est vrai. Le hasard lui a fait rencontrer une vieille femme qui lui a indiqué l’endroit. Voyant la voiture de Anne, il sort de la sienne comme un diable de sa boîte. Il voit Marc, se jette sur lui, l’agrippe par le col de sa veste en le secouant de toutes ses forces. -OÙ EST-ELLE ? TU VAS ME RÉPONDRE ! OÙ EST-ELLE ? C’EST BIEN TOI QUI LA MISES DANS CE PÉTRIN ! JE TE CASSE LA TÊTE SI TU NE ME RÉPONDS PAS ! -Arrête ! Tu m’étrangles ! Anne est descendue dans les souterrains du château. Elle y est entrée par la tour Est. Celle-ci là-bas ! Voici ma torche électrique, tu en auras peut-être besoin. Godefroy arrache la torche des mains du garçon. Va pour se précipiter vers la tour, revient sur ses pas, pointe un doigt sur Marc et dit d’une voix menaçante : -Si lui est arrivé quelque chose de grave, mon pote ! Je te brise, tu pourras conter les morceaux ! Ceci dit, il part en courant vers la tour. Thépaud le suit de près. Tous deux descendent les escaliers. Le garçon s’aperçoit de la présence du chat. -Tiens ! Tu es là, toi aussi ? Ils suivent le même chemin que Anne sans encombre. Ils arrivent dans la grande salle. Comme si de rien n’était les hommes continuent leur travail. Godefroy se jette sur eux, il ne trouve aucune résistance à ses attaques. Cela l’étonne mais ne l’empêche pas de continuer son massacre. Thépaud lui, saute sur tous les claviers qu’il trouve, détraquant par son poids tout le système. La voix s’élève à nouveau. -Vous avez gagné cette fois-ci. Nous nous retirons. Malheureusement il y a une personne qui restera ici, elle va mourir. Vous ne la trouverez pas, ni l’endroit où elle se trouve en ce moment. Si vous trouvez l’endroit, il sera trop tard ! -OÙ EST-ELLE ? OÙ EST-ELLE BANDE DE S… ! Personne ne lui répond. Godefroy prend un des hommes et le frappe de toutes ses forces, si fort que la tête de l’homme se détache de son corps. Avec horreur le garçon s’aperçoit que depuis le début il se bat contre des robots. Sa colère tombe d’un seul coup, elle est remplacée par l’angoisse. Il cherche l’endroit où peux se trouvée Anne. Il ne découvre aucune issue que celle l’entrée. Des claviers jaillissent des étincelles. Thépaud est planté près du mur coulissant et miaule. Le garçon s’approche de la paroi, cogne dessus et hurle : -ANNE ! ANNE ES-TU LÀ ? RÉPONDS-MOI ! -A la hauteur de ton épaule gauche, appuie sur la pierre, dit Thépaud derrière lui. Sans trop réfléchir le garçon fait ce qui lui est demandé. Stupéfait, il voit le mur coulisser. Il était temps, Anne à demi ensevelie sous la terre ne pouvait plus résister au poids de cette masse. Il l’a tire avec peine. En le voyant elle lui sourit, essaie de parler et s’évanouit dans ses bras. -ANNE ! Réveille-toi, dit-il en la secouant. Nous n’avons pas le temps de rester ici, j’ai l’impression que tout va sauter. Péniblement elle revient à la réalité, regarde autour d’elle, s’aperçoit que tout commence à brûler, s’accroche au cou du garçon et se relève péniblement. -Ça va ? Il faut décamper en vitesse, si non on va y rester ! Anne est un peu vacillante sur ses jambes. Tous trois sortent de la salle, le trajet vers les escaliers se fait en courant. Le plus difficile pour Anne est de les monter, elle est essoufflée par la course sans oublier l’effort qu’elle a du produire pour échapper à la pluie de terre. Godefroy la prend dans ses bras et monte les escaliers. Enfin les voici à l’air libre. Le garçon ayant posée Anne à terre, ils courent vers les voitures. Arrivés près de celles-ci ils ont du mal à reprendre leur souffle. Tout tremble sous leurs pieds. Marc et Marie les rejoignent, rassurés de les voir vivants. -Prenez la voiture de Anne, elle n’est pas en état de conduire. Elle vient avec moi. Direction votre domicile. Vite ! Tout va sauter ! Arrivé près de la voiture de Godefroy Anne se retourne, elle voit la tour Est vaciller et s’effondrer. Les restant de murs du château commence à se fissurer dangereusement, une explosion se fait entendre à l’intérieur du château. Marc lui, ne voit pas ce spectacle, il n’a pas demandé son reste et a pris les devants. Chez Marc et Marie, ils sont tous installés sur le canapé et discutent. Marie va à la cuisine préparer du café pour remettre tout le monde des émotions vécues. -Si l’on nous demande, dit Godefroy sur un ton sans réplique, à l’assemblée. Si l’on nous demande quoique ce soit sur ce qui est arrivé cette nuit. Motus et bouche cousue. Nous étions tous ici, nous avons passé la soirée ensemble à regarder un DVD, « Le cinquième élément. » j’espère que tout le monde ici a vu ce film et que tu as le DVD chez toi, Marc. Je suis sûr que en ce moment même, les flics sont là-bas. Ça a du faire du bruit, et comme je sais que tu t’intéresses au château, eux aussi doivent le savoir. Sûr qu’ils vont venir t’interroger. Pense à ce que je t’aie dit ! -C’est une chance que j’ai ce film en DVD, dit Marc en s’épongeant le front de son mouchoir. Je ne dirai rien, j’ai compris. -Nous allons rentrer chez mes parents. Godefroy, tu m’accompagnes avec ta voiture, demain je viendrai prendre la mienne. Ils quittent Marie et Marc. En s’asseyant dans la voiture, Anne pousse un soupir. -Je vais te guider, dit-elle à Godefroy. Prends cette route là, ensuite tu vas tout droit jusqu’au croisement et tu tournes à gauche. -Où t’es-tu fourrée, encore une fois ? demande le garçon après quelques minutes de conduite silencieuses. Tu veux bien m’expliquer pourquoi des choses bizarres t’arrivent tout le temps ? Qui étaient ces types ? Enfin si on peut appeler ça des types ! -Plus tard… Godefroy… ! Plus tard ! Je suis fatiguée ! dit-elle d’une voix lasse. -C’est toujours plus tard avec toi ! Rétorque Godefroy. Je commence à en avoir assez ! -Tu veux bien stopper la voiture, tu seras gentil. Godefroy surpris arrête son véhicule. Anne ouvre la portière et descend. Le garçon stupéfait voit son amie continuer la route à pieds. Il redémarre, la rejoint, descend à son tour, s’approche d’elle et l’apostrophe ainsi : -Tu me fais quoi, là ? Tu vas me faire le plaisir de monter là-dedans… complètement folle cette nana ! Anne lui obéit docilement sans rien dire. La fin du trajet se fait en silence. Arrivée chez ses parents elle voit son père qui semble l'attendre. Elle lui présente Godefroy pour couper à certaines questions qu'elle soupçonne. -Papa, je te présente Godefroy mon camarade de travail. Il est venu me rejoindre chez Marc. L'hôtel du village étant fermé, je me suis permise de l'inviter chez nous ! -Soyez le bienvenu chez nous jeune homme, dit-il en serrant la main du garçon. Bien que cette venue soit tardive. Se tournant vers sa fille. Dis-moi Anne, d’où venez-vous ? Mais où sont tes chaussures ? Pourquoi ces chaussons ? Aurais-tu mal aux pieds ? -Nous venons de chez Marc, papa, répond Anne un peu désorientée par les questions de son père. Je viens de te le dire. J’ai emprunté les chaussons de Marie, j’ai très mal aux pieds avec mes chaussures neuves. Quant à Godefroy, il avait quelques jours de vacances. Il est venu me rejoindre. Il savait que j’étais chez Marc. Mais toi ? Pourquoi es-tu debout à cette heure et habillé ? -Il se passe… il se passe que l’on a fait sauter le château. Voilà ce qui se passe. Vous n’avez rien vu de bizarre en venant ici ? -Je comprends pourquoi tous les murs ont tremblé. Marc me disait que s’était pratiquement tous les jours comme ça, je ne le croyais pas. Qui a fait ça ? Les cinéastes ? Tu m’as dit que tu avais loué le château à des cinéastes… -Mais non, dit le père de Anne en se grattant le menton. Ce n’étaient des gens du cinéma ; je me suis fait berner. Je ne pourrais pas te dire qui ils sont. Puis, se tournant vers Godefroy. Quoiqu’il en soit jeune homme, vous êtes notre invité. Anne tu le guideras à la chambre d’amis. Moi je vais dans mon bureau, j’ai quelques coups de téléphones à donner. Godefroy salue et remercie le père de Anne. Pendant que celui-ci parlait et posait des questions, il sentait la sueur lui couler dans le dos. Il avait très peur de ce que cet homme ne découvre qu’ils étaient au château quelques heures plus tôt. Il se disait en lui-même : -« Si tu savais mon coco que tout vient de ta fille ! ». Anne guide son ami vers la chambre et lui montre la sienne. Il se quitte en s’embrassant. Avant d’entrer dans sa chambre Godefroy lui demande : -Crois-tu qu’il soupçonne quelque chose ? J’ai eu la trouille tout à l’heure quand il m’a regardé. -Mais non ! Tu te fais des idées. Papa te regardait… pour te jauger et voir ce que tu valais, c’est tout, il est toujours comme ça. Pourquoi veux-tu qu’il soupçonne sa fille et son camarade de travail. Allons, Godefroy ! Ne te mets pas martel en tête. Tu verras demain. Il sera tout à fait sympathique avec toi. -Si tu le dis, je vais pouvoir dormir tranquillement. Il l’embrasse et entre dans sa chambre. Une fois seul le garçon n’a pas vraiment envie de dormir. Il découvre sur une petite table de quoi écrire. Il s’installe à la table et se met à rédiger, ses mémoires ? Non, une lettre à Anne. Voici ce qu’il écrit : Anne Tu vois ce que tu me fais faire ? T’écrire ! Moi qui déteste ça ! C’est que voilà, depuis que je te connais, il y a des tas de choses qui se passent et j’ai le pressentiment que ce n’est pas fini et que ces choses sont en rapport avec toi. Je te jure que plus jamais je ne te poserai de questions stupides, même si j’ai du mal à comprendre ce qui se passe. Quoiqu’il en soit, je serais toujours à tes côtés, toujours là pour t’aider. Je me refusais à le croire, mais voilà, l’évidence est là. Je t’aime, voilà, je te l’ai dit. Je t’aime vraiment, je ne pourrai plus me passer de toi. Je t’aime ! Signé, Godefroy. Il met la lettre dans une enveloppe, sort dans le couloir, glisse sa missive sous la porte de Anne et s’en retourne se coucher. Au matin, Anne découvre la lettre, lit la missive, sourit à la fin de la lecture, pose un baiser sur le message et le met dans sa poche. -Alors, les nouvelles sont bonnes ? demande Thépaud. -Tu n’es pas jaloux, j’espère ! -Non, je ne suis pas jaloux, réplique Thépaud. Mais il serait sage de se dépêcher car, si non, pas de petit déjeuner, et surtout plus de lait pour moi ! Anne éclate de rire, ouvre la porte de la chambre et suit Thépaud qui file vers la cuisine. Elle y retrouve Godefroy installé à déjeuner. Elle s'approche de lui et lui pose un léger baiser sur la bouche en guise de bonjour. Dans la journée, elle fait découvrir au garçon tous les endroits où elle jouait étant enfant. Elle prend le bras du jeune homme et lui dit dans le creux de l’oreille : -Tu as conquis ma mère. Devine ce qu'elle m'a dit en me parlant de toi. Que tu étais un jeune homme très sympathique et qu'elle te voyait bien comme gendre. Elle est contente pour moi, que nous soyons amis. Godefroy la regarde d’un air étonné. Anne éclate de rire devant la mine du garçon. -Attrape-moi si tu peux, dit-elle en se mettant à courir. Godefroy ne se le fait pas dire deux fois. Il s'élance à sa poursuite. Les deux jeunes gens rient aux éclats, s'écroulent et roulent dans l'herbe, deviennent sérieux, se regardent intensément, doucement leur tête se rapprochent l'une de l'autre et un long baiser les unis. Anny M ( à suivre)
13 novembre Pluie et tempêteCe soir... tempête et pluie !
et en sortant tout à l'heure
j'ai la rencontre de Mer crapaud
qui se baladait.
Alors pour lui
et pour vous toutes et tous
une chanson de circonstance
écrite par Maurice Bouchor
hélas vous n'aurez que les paroles
mais peut-être parmi vous vous l'avez apprise,
alors chantons en coeur
la chanson des crapauds :
La chanson des crapauds La nuit est limpide, l’étang est sans rides, Dans le ciel splendide luit le croissant d’or. Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble, Au loin le bois semble un géant qui dort. Chien ni loup ne quitte sa niche ou son gîte Aucun bruit n’agite la terre au repos. Alors dans la vase, ouvrant en extase Leurs yeux de topaze, chantent les crapauds. Ils disent : Nous sommes haïs par les hommes, Nous troublons leurs somme de nos tristes chants. Pour nous point de fêtes, Dieu seul sur nos têtes Sait qu’il nous fit bêtes et non point méchants. Notre peau terreuse se gonfle et se creuse ; D’une bave affreuse nos flancs sont lavés. Et l’enfant qui passe loin de nous s’efface Et pâle nous chasse à coup de pavés. Des saisons entières dans les fondrières Un trou sous les pierres est notre réduit. Le serpent en boule près de nous s’y roule Quand il pleut en foule nous sortons la nuit Et dans les salades faisant des gambades Pesant camarades nous allons manger. Manger sans grimaces cloporte ou limace Ou ver qu’on ramasse dans le potager. Nous aimons la mare qu’un reflet chamarre Où dort à l’amarre un canot pourri. Dans l’eau qu’elle souille sa chaîne se rouille ; La verte grenouille y cherche un abri ; Là, la source épanche son écume blanche ; Un vieux saule se penche au milieu des joncs. Et les libellules, aux ailes de tulle Font crever des bulles au nez des goujons. Quand la lune plaque, comme un verni laque, Sur la calme flaque des marais blafards, Alors symbolique et mélancolique Notre lent cantique sort des nénuphars. Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble, Au loin le bois semble, un géant qui dort. La nuit est limpide l’étang est sans rides Dans le ciel splendide luit le croissant d’or. Maurice Bouchor 12 novembre Le chemin de rêves est ouvert...Avant d'aller faire
un gros dodo,
Je vous offre une petite
histoire
...
Une histoire de korrigans et de fées En Bretagne le petit peuple, surtout en Brocéliande est là tout autour de nous. Dans les anciennes maisons, souvent il y avait deux portes face à face. Une pour rentrer dans la maison et une autre pour sortir dans le jardin. Nos anciens disent que ces portes permettaient aux fées de traverser la maison. Quant aux korrigans ils vivent dans plusieurs endroits et aussi dans les maisons, ils sont se que certaines cultures appellent le petits génies des foyers. Il y a bien longtemps les humains côtoyaient les korrigans, ils faisaient partie de leur vie de tout les jours. On voit souvent dans les contes que lorsqu'un humain est gentil avec les korrigans, surtout ceux qui vivent dans les maisons, les korrigans aident les habitants. Un conte relate ceci : « L'homme était un cordonnier lui et sa femme vivait dans une vieille masure, c'était un couple d'une gentillesse extrême. L'homme avait tellement de commande de chaussures, qu'il n'avait pas le temps d'en fabriquer ni pour son épouse ni pour lui. Un soir, il était tellement fatigué qu'il alla se coucher sans terminer son travail. Le lendemain matin en se réveillant il constat que son travail était terminée et qu'en plus deux belles paires de chaussures, une pour son épouse et une autre pour lui, était déposées près de la cheminée. Étonné il regardait les chaussures un korrigan se présenta à lui et lui dit ces mots : - C'est pour vous remercier ta femme et toi de touts les bienfaits que tu nous as procurer. C'est ainsi que au fil des années le cordonnier et son épouse furent aidé par le korrigan. De nos jours il est rare que cela arrive de moins en moins souvent. Peut-être que c'est parce que les humains d'aujourd'hui ne font plus cas du petit peuple. A la maison, près de l'âtre J'y ai mis une pierre, afin que lorsque le ou les korrigans viennent s'asseoir sur la pierre ils peuvent se réchauffer. Alors si par hasard chez vous vous avez des objets qui changent de place ou disparaissent, Oh ! Oh ! Il y a peut-être un korrigan... faites comme moi, faites-lui un petit emplacement près de l'âtre... il vous remerciera peut-être, qui sait
Bonne nuit à toute et à tous ! faites de doux rêves. Bisous tendresse
Anne et Godefroy... la suite...Chapitre 3 de Anne et Godefroy UN CH=TEAU EN RUINE, DE LATERE, DU MYSTORE. La suite En sortant du restaurant, Anne suit en flânant la petit ruelle qui descend vers la radio. Un jeune homme vient droit sur elle. Il avance en regardant à ses pieds. Elle reconnaît dans ce personnage un ami d’enfance. Elle lui barre le chemin. -Bonjour, Marc ! -ANNE ! s'exclame le jeune homme en relevant la tête et la reconnaissant. Et bien ! Pour une chance, c'est une chance ! Je suis venu à Paris spécialement pour te voir et je dois repartir ce soir. On m’a dit que tu travaillais dans une radio. J’ai demandé à des passants. Ils m’ont dit que la station était dans le coin. Alors, je la cherche. Et comme par miracle, je tombe sur toi ! Après ce long palabre il embrasse Anne. -Viens, allons dans un endroit où tu pourras m'expliquer ce qui t'amène. Elle l'entraîne au restaurant qu'elle venait de quitter. Tous deux s'installent à une table et commandent deux cafés ; -Tu sais, dit Marc très excité. Au village il se passe des choses bizarres. Surtout au château. C'est vrai ! Il y a longtemps que tu n'es pas revenue là-bas. Je me suis marié avec Marie. On est heureux. Enfin… je te disais qu'il se passe des choses pas du tout, mais pas du tout naturelles au château. - Tu connais ma passion pour les fouilles et les pierres. Alors, un dimanche, il y a un mois de cela. Je vais au château. Je me mets à la recherche de tout ce que je peux trouver dans les ruines. Tout à coup, je sens la terre trembler. Ensuite, j'entends un drôle de sifflement, très long sifflement, un peu comme le sifflet d'une locomotive. Tout ça semblait venir de la cour intérieur. Je fais ni une, ni deux, je prends mes jambes à mon coup et je file. Anne se met à rire en voyant l’expression du visage de son ami. Vexé, il reprend. - Ne ris pas ! Ce n'était pas drôle du tout. Et les jours suivants, sifflements, grondement et aussi, la nuit, des lumières. Tout vient du château, je t'assure. Alors, à quelques uns, nous avons décidé d'aller là-bas. Nous n’avons rien trouvé, que des vieilles pierres. Le jeune homme est interrompu par l’arrivée de Godefroy. Celui-ci s’assoit près de Anne et passe sa commande à la serveuse qui passait près de leur table. -Marc, un ami d’enfance. Il est entrain de m'expliquer que dans les ruines du vieux château, là-bas, chez moi, ce n'est vraiment pas banal ! Il va te commenter, dit Anne en le présent au jeune homme. Godefroy, nous travaillons dans la même radio. -Même la gendarmerie a fait une enquête, reprend Marc comme si personne ne l'avait interrompu. Ils n’ont rien trouvé d’anormal. -Ces bruits, ces lumières, dit Anne. Tout ça venait bien de quelque part. Créés par quelqu'un je suppose, indubitablement ! Je crois qu'il faut analyser rationnellement. -Bien sûr, dit Marc. J'ai résonné comme toi. Je t'assure, il n'y a personne, ou alors. Ce n'est qu'une supposition, nous avons pensé à des revenants. Le château doit être hanté. -On ne vous a jamais parlé de cinéma et de tournage de film, dit Godefroy en haussant les épaules. Godefroy regarde sa montre et s'adresse à Anne, l'histoire de Marc ne l'intéresse pas du tout. -Tu as vu l'heure ? Il y a du boulot qui nous attend. -Nous avions pensé, Marie et moi, dit Marc en voyant Godefroy se lever. Nous avions pensé que tu aurais pu éclaircir ce mystère. Vu, que tu es journaliste, tu dois connaître beaucoup de choses. Je ne peux pas rester ce soir. Je ne veux pas laisser Marie seule la nuit. -Mon emploi du temps est très chargé, mais je vais essayer de faire mon possible pour faire un saut là-bas, dit Anne. Il faut que l'on se quitte. Dis bien le bonjour à Marie de ma part. Les trois jeune gens se séparent. Anne embrasse Marc. Godefroy lui donne une poignée de main sans chaleur. De retour à la radio, Godefroy demande à son amie : -Tu ne vas pas y aller, j'espère. Tu ne crois pas à tout ce qu'il t'a raconté. J'en ai entendu une partie, ça m'a suffi. Anne ne répond rien. Elle grimpe quatre à quatre les escaliers. Arrivée à la porte des studios, elle sonne. C’est Didier, un animateur, qui vient lui ouvrir, en la voyant il annonce : -Il y a quelqu'un qui a téléphoné pour toi. J’ai laissé le numéro où tu dois appeler près du téléphone de la réaction. Tout cela s'est dit sur le palier. Anne entre, suivie de Godefroy qui lui, se dirige directement vers la cabine technique sans dire un mot. Anne s'en va vers la rédaction, suivie de l'animateur. Elle prend le téléphone, compose le numéro donné par Didier, a, son interlocuteur, prend un rendez-vous et raccroche le combiné. -Crois-tu aux revenants ? demande-t-elle à Didier. -Pas spécialement, pourquoi ? -Un ami vient de me raconter une histoire complètement folle et j'ai bien envie d'aller sur place voir ce qui se passe. -C'est où, ton truc ? demande Didier. -Dans un petit village de ma connaissance, en Bretagne. -Godefroy, il y croit lui aux fantômes ? Il va partir avec toi ? -Je n’en sais rien ! S'il veut m'accompagner, je ne dirai pas non ! -Tu y crois, toi, au revenant, demande Didier à Godefroy venu les rejoindre. Le garçon hausse les épaules, va pour répondre, fait volte face et sort de la rédaction. -Qu'a-t-il ? demande Didier à Anne. -Il n'a pas du digérer son repas, ne t'inquiète pas ! Anne et Godefroy reviennent d'un reportage, ils sont tout les deux dans l'appartement du garçon. Le jeune homme marche de long en large. Il sait très bien que Anne part le lendemain pour son village natal. -Anne ! N'y va pas ! Reste. -Il faut vraiment que je parte là-bas, dit Anne en s'approchant du garçon. Une force me pousse à y aller. Accompagne-moi ! -Je vais te dire, je suis inquiet pour toi. Quelque chose me dit que ça va mal tourner pour toi. Comme avec le delta, je sais, tu m'as expliqué. Vois-tu, je n'ai vraiment pas envie de perdre une amie qui m'est très chère. Alors, je t'en supplie, reste! Voyant que Anne ne répond rien, il se met dans une terrible colère. -BON ! Puisque tu le prends comme ça ! C'est fini entre nous ! Tu prends la porte et tu te casses ! T'AS COMPRIS ? TU… TE…CASSES ! Il fait suivre le geste à la parole, ouvre la porte, pousse Anne sur le palier et referme la porte avec fracas. Anne serre des poings pour ne pas pleurer, allume la minuterie, et descend lentement les escaliers. Le lendemain matin de bonne heure, elle part. Thépaud n'est pas là, il vit sa vie de chat. Elle lui laisse la fenêtre ouverte, à manger et à boire. Elle part, elle sait que ses parents l'attendent, les ayant prévenus de son arrivée. Elle arrive dans la demeure familiale en fin d'après-midi. Là, elle retrouve toute son enfance. Grégoire le vieux jardinier, Hiette la cuisinière et bien sûr ses chers parents, heureux de retrouver leur fille. Le soir venu, elle retrouve sa chambre d'antan. Elle se couche et s'endort en pensant à la journée du lendemain. Dans son sommeil elle rêve. Toujours le même rêve, la forêt, la brume, la chaumière, le chat. Elle se réveille toujours au même endroit. Cette fois-ci elle est réveillée par un coup de tonnerre. La fenêtre de sa chambre est grande ouverte. Un vent violent entre dans la pièce. Elle allume la lumière, se lève, va fermer la fenêtre. En retournant se coucher, elle voit Thépaud roulé en boule au pied de son lit. Elle le prend dans ses bras. -Tu es là, toi. Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te demander comment tu es venu ! -Je suis venu car, tu vas avoir besoin de moi ! Ce qui est écrit, est écrit ! Anne repose le chat sur son lit, se recouche. De bon matin, fraîche et dispose, elle descend à la cuisine. Elle y retrouve son père. L’embrasse, ainsi que Hiette qui s’affaire aux fourneaux. Thépaud l’a suivie. -Tu as un chat maintenant, s’exclame son père. -Oui, il s’appelle Thépaud, il est très gentil. Hiette dépose devant Anne, qui est installée à table, un grand bol de café au lait, du pain, une grosse motte de beurre, ainsi qu'un pot de confiture. Thépaud lui, a une jatte de lait. Le père de Anne entame la conversation en ces termes. -Tu vas venir avec moi tout à l'heure. Je vais te montrer sur le cadastre l'acquisition que je suis entrain de faire. Pour moi, c'est un projet qui me tient à cœur. -As-tu entendu parler de ce qui se passe au château ? demande-t-elle à son père. -Faut pas parler comme ça, dit Hiette en faisant un signe de croix. C'est le Diable qui est derrière tout ça ! Ah ! Si Merlin revenait, tout irait mieux ! -Allons ! Hiette ! Ce sont que des histoires de bonnes femmes ! dit le père de Anne. C'est une troupe de cinéastes qu'il y a là-bas. C'est moi-même qui leur ai donné l'autorisation de tourner. Il n'y a pas de quoi fouetté un chat ! Thépaud à ces mots, s'est arrêté de laper son lait et le regarde. Anne va pour prendre la parole mais son père la coupe dans son élan. -Tu ne vas pas croire à ces histoires, j'espère. J'ai fait cela pour le village, pour renflouer les caisses. Excusez-moi, je reprends la parole. Ce que je ne vous ai pas précisé, un oubli de ma part !... Le père de Anne est le maire du village. -Marc m'en avait parlé. Marc Deschamps ! Je vais lui rendre visite. Je ne serais pas là à midi. Une fois sortie de la mairie, je dois aller chez lui. -Alors, tu viens à la maison pour aller voir tes amis, dit son père vexé. Ta mère va être déçue. -Papa ! Je reste quelques jours avec vous. Comprends moi, je suis curieuse. Ces gens t'ont peut-être berné ! -Ne t'occupes pas de cette affaire, dit-il encore en se levant. De toute façon, ils ont déjà payé… nous partons tout de suite. Anne se lève à son tour, sans dire un mot et suit son père. Tous deux se dirigent vers le garage. Thépaud est entre les jambes de Anne, comme tout chat qui se respecte. Son père le voit. -Ton chat t'accompagne ? Alors, tu prends ta voiture et moi la mienne. Notre amie ne réplique rien, mais se dit en elle-même que son père est de très mauvaise humeur. Elle monte dans sa voiture. Thépaud saute sur le siège arrière. A la mairie Anne et son père se garent devant le petit jardin bordant celle-ci. Ils entrent dans le bâtiment et se dirigent vers la salle du cadastre. -Je vais acheter cette terre dit son père en lui montrant une parcelle Elle appartenait à la famille avant la révolution. Vois, celle qui touche au château. Anne reste silencieuse. Elle regarde non pas la parcelle de terre mais le château. Son père lui parle, elle ne l'écoute pas. Quelque chose lui dit que celui-ci n'a pas à faire à des cinéastes. Une fois ressortie de la mairie Anne sourit en voyant un attroupement d’enfants autour de sa voiture. Ils regardent Thépaud. Elle embrasse son père, se dirige vers son véhicule. Arrivée chez ses amis, elle sonne à la porte. C'est Marie qui l’accueille. Elle la fait entrer. Marc est dans la salle à manger entrain de dresser le couvert. Il l'embrasse. -Marie a pensé que tu aimerais faire un tour au château cet après-midi. Alors, nous allons manger de bonne heure, dit-il. Le repas terminé, les deux amis partent vers l’endroit du mystère. Anne inspecte tous les recoins mais, rien n'y fait, il n'y a rien de suspect, même pas de cinéastes. Elle dit à Marc : -Si nous allions voir les archives ? Je suis sûre que l'on trouvera des indices qui nous permettrons d'élucider cette affaire. -Mais c'est dimanche aujourd'hui ! s’exclame Marc. Comment allons-nous faire ? La mairie est fermée. -Mon père n'est pas le maire du village pour rien. Ne t'inquiètes pas, rétorque Anne. Anny M (à suivre) Sur le chemin des songesUne petite histoire avant d'aller dormir... J'avais décidé ce jour là d'aller à Paimpont en passant par la forêt. Donc, me voilà partie. J'aime bien marcher dans la forêt. Je m'y sens bien; J'ai l'impression d'être chez moi. J'avance d'un bon pas et... tout à coup à la croisée d'un chemin je fais une rencontre. Rencontre inétendue toutes fois. Maître sanglier comme moi, traversait la forêt. Et au croisement du chemin...Moi et lui ! Tous les deux nous nous sommes arrêtés dans notre course, étonnés de se rencontrer. Il est vrai qu'en semaine et hors des saisons de vacances, la forêt est déserte d'humain. Bon, revenons au sanglier et à moi. Nous nous regardons un instant,puis je prends la parole, -« Bonjour ! » Lui dis-je, Il me fait un signe de la tête, sa façon peut-être de répondre à mon bonjour et sans plus reprend son chemin. Alors je fais de même. Je suis heureuse de cette rencontre surprise. J'aime bien ces petits saluts que m'offre la forêt. Je vous souhaite à toutes et à tous une Bonne et très belle nuit. Faites de beaux rêves ! Bisous tendresse !!! 11 novembre Cet après midiCet après-midi
jétais au
petit marché bio
à Plélan de grand.
L'ambiance du marché était joyeuse malgré la pluie.
j'aime bien cette ambiance de marché où l'on se retrouve
entre artisans agriculteurs, éleveurs.
C'est vrai que je vis dans une région où
le bio se développe bien,
peut-être en contre-partie des
élevages intensifs de porcs et de volailles.
Messagère des fées Je vous souhaite la bienvenue Dans la forêt enchantée !!! Merci de votre visite ...
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